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| DES ÉCRITS SAINTS BAHÁ’ÍS RENDUS ACCESSIBLES À GRANDE ÉCHELLE POUR LA POPULATION CORÉENNE POUR LA PREMIÈRE FOIS |
| Séoul, Corée du Sud, 01/02/12 |
Un projet ambitieux de traduction en coréen d’un ensemble d’Écrits de Bahá’u’lláh se concrétise ce mois-ci avec la publication d’un livre. Le livre, Florilège des Écrits de Bahá’u’lláh, sera le premier livre bahá’í en coréen à être largement disponible chez les libraires et les distributeurs en ligne. « La raison principale de la publication de la littérature bahá’íe dans notre langue est de toucher l’ensemble de la société avec ce nouveau message pour l’humanité », a déclaré Hee Jin Koo, un membre du groupe de travail supervisant la publication. Publié pour la première fois en anglais en 1935, Florilège est une anthologie très appréciée de quelques-uns des Écrits de Bahá’u’lláh qui ont été rédigés à l’origine en persan et en arabe. La sélection comprend des extraits sur des thèmes tels que le but de la vie, l’unité de la religion et les conditions spirituelles de la paix et de la civilisation. Le travail sur la nouvelle traduction a débuté en 2003 lorsqu’un petit groupe a commencé à se réunir, chaque semaine, pour discuter de quelques paragraphes ou de quelques pages. « La traduction de certains termes religieux était un défi particulier », a expliqué So Jeong Park, qui a travaillé sur le livre. Pour trouver un vocabulaire normalisé, le groupe de travail s’est inspiré des appellations communément utilisées dans les diverses traditions religieuses coréennes – y compris le bouddhisme, le christianisme et l’islam. Pour d’autres termes, une traduction originale a dû être élaborée. Le premier jet de la traduction a été terminé fin 2010, suivi d’une année entière de récritures et de révisions. En plus des 410 pages du texte de Bahá’u’lláh, la nouvelle édition comprend une préface qui présente l’histoire et les enseignements de la foi bahá’íe au grand public. Un très long glossaire explique aussi des termes trouvés dans ses Écrits sacrés. « Nous espérons que ces éléments accroîtront grandement l’accessibilité de ce livre », a précisé M. Park. La décision de rendre Florilège disponible dans la majorité des librairies, dans les bibliothèques et les universités, et via les distributeurs en ligne, est venue à la fin de l’année dernière après que le manuscrit a été terminé. Des traductions antérieures de passages de Florilège étaient déjà largement utilisées par des individus et au cours de réunions bahá’íes, mais, jusqu’à présent, aucune œuvre bahá’íe n’a été aussi accessible pour la population coréenne. En particulier, on pense que la publication d’une édition électronique aura un grand impact. « Cela signifie que tous peuvent la télécharger sur leur propre appareil, a indiqué Hee Jin Koo, et ce sont ces personnes qui participeront à la faire circuler et à la propager largement. » |
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| La nouvelle édition de Florilège des Écrits de Bahá’u’lláh, la première œuvre littéraire bahá’íe en coréen à devenir largement accessible pour le grand public. |
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| Parmi les bahá’ís supervisant la publication de Florilège des Écrits de Bahá’u’lláh en coréen figurent, de gauche à droite, Won Pill Jung, So Jeong Park, Young Kyung Kim et Hee Jin Koo. |
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| UNE NOUVELLE MESURE DE RÉPRESSION ILLUSTRE LA CAMPAGNE VISANT À ENRAYER LE DÉVELOPPEMENT DES BAHÁ’ÍS IRANIENS |
| New-York, Etats-Unis, 26/01/12 |
La stratégie systématique du gouvernement iranien pour conduire les bahá’ís à la ruine économique ne montre aucun signe de ralentissement. Selon des rapports reçus par la Communauté internationale bahá’íe, une nouvelle campagne a commencé à Kerman, la principale ville du sud-est de l’Iran. « Nous avons appris que le l’Office de contrôle des lieux publics refuse le renouvellement des licences aux entreprises appartenant à des bahá’ís de la ville, révoquant certaines déjà existantes », a déclaré Bani Dugal, la représentante principale de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies. « Des professions très diverses sont ciblées, depuis les boutiques de vente et de réparation d’ordinateurs jusqu’aux agents immobiliers. Les bahá’ís impliqués dans la vente d’alliages de fer, d’acier ou d’or perdent leurs licences, de même que les commerces appartenant aux bahá’ís liés aux produits alimentaires, à la santé, aux produits cosmétiques et aux services qui y sont associés, comme les opticiens », a-t-elle ajouté. Les bahá’ís à Kerman ont également été informés qu’ils ne sont pas autorisés à posséder un nombre important de magasins dans la même rue. « Les autorités sont même allées jusqu’à révoquer les licences d’associés de bahá’ís, qui ne sont pas eux-mêmes membres de la foi bahá’í », a précisé Mme Dugal. Depuis la révolution islamique de 1979, plusieurs milliers de bahá’ís ont perdu leurs emplois ou leurs moyens d’existence. En 1993, l’ONU a divulgué un mémorandum du gouvernement iranien, approuvé par le chef suprême du pays, qui définit explicitement une stratégie pour « enrayer » le « développement de la communauté bahá’íe iranienne ». « En plus d’empêcher les jeunes bahá’ís d’accéder à l’enseignement supérieur, a ajouté Mme Dugal, il est clair que les autorités continuent de mettre à exécution cette politique avec toute une série d’autres actions. » « Nous avons reçu les récits d’au moins 60 incidents, au cours des cinq dernières années, visant à freiner les perspectives économiques des bahá’ís », a-t-elle signalé. Parmi quelques exemples récents : - Du 2 au 12 janvier 2012, plus de 70 % des entreprises appartenant à des bahá’ís à Sari et à Ghaemshahr (province de Mazandaran), et un certain nombre à Gorgan et à Gonbad (province de Golestan), ont été fouillées afin de trouver un quelconque prétexte pour menacer ou arrêter les bahá’ís. Les autorités ont même fouillé les maisons des bahá’ís qui travaillent chez eux, dans certains cas après avoir fermé leurs magasins depuis plus de deux ans.
- En juillet 2011, le propriétaire bahá’í d’une boutique à Abadan a reçu un avis du syndicat des détaillants et fabricants de bijoux, de montres et de lunettes, lui demandant de rendre sa licence professionnelle et de liquider ses actifs sous 24 heures.
- En juin 2011, un magasin d’optique a été fermé sous le prétexte de transférer la licence dans un nouvel emplacement. Le chef de l’Office de contrôle des lieux publics a indiqué que l’ordre de fermer la boutique avait été émis par les autorités supérieures. Le magasin avait déjà été fermé par les autorités en décembre 2008, ainsi que quatre autres magasins détenus par des bahá’ís à Nazarabad. Mais après une bataille juridique, le propriétaire avait réussi à rouvrir son magasin dans un nouvel emplacement, pour qu’il soit, en fin de compte, fermé à nouveau.
- Fin 2010, à Rafsanjan en Iran, après une vague d’incendies criminels visant une douzaine d’entreprises appartenant à des bahá’ís, une vingtaine de particuliers et d’entreprises ont reçu une lettre d’avertissement exigeant des bahá’ís qu’ils signent un engagement de « s’abstenir de nouer des contacts ou des amitiés avec des musulmans » et d’« employer ou d’embaucher des stagiaires musulmans ».
- Début 2009, dans la ville de Semnan, l’association des syndicats a voté un arrêté stipulant qu’aucun bahá’í ne devrait recevoir de licence commerciale. Suite à quoi, peu après, un certain nombre d’entreprises et de commerces appartenant aux bahá’ís de la ville ont été mis sous scellés ou fermés.
- Dans un exemple d’une autre sorte de pression économique, peu avant d’être renvoyé de son travail, un bahá’í d’Ispahan a demandé à l’organisme de sécurité sociale que lui soit versée la somme qui avait été prélevée de son salaire pour sa retraite. On lui a notifié que sa demande n’avait pas été prise en considération car elle était « non-recevable », étant donné que la raison de la perte de son emploi était son appartenance à « la secte déviante Bahaiste ». La notification précisait que lui et 14 autres personnes avaient été licenciés en raison du caractère illégal de leur embauche à l’origine, et que leurs revendications n’avaient, par conséquent, aucune valeur.
« Le droit international est très clair sur le droit des individus à être libres de travailler et de gagner leur vie, sans discrimination », a indiqué Mme Dugal. « Le mois dernier, la communauté internationale a voté de manière écrasante à l’ONU pour condamner l’Iran pour ses violations persistantes et récurrentes des droits de l’homme. Assurément, il est temps que l’Iran se rende compte qu’il ne peut pas se permettre plus longtemps d’opprimer ses citoyens en pensant que personne ne s’en apercevra. » |
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| On a signalé, dans la ville de Kerman, une récente vague de répressions visant des entreprises appartenant à des bahá’ís. Ces actions font partie d’une politique, approuvée par le chef suprême de l’Iran, qui vise explicitement à « enrayer » le « développement de la communauté bahá’íe iranienne ». |
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| DES PERSONNALITÉS ROUMAINES RÉCLAMENT LE RESPECT DES DROITS DE L’HOMME POUR LES BAHÁ’ÍS D’IRAN |
| Bucarest, Roumanie , 25/01/12 |
Près de 70 Roumains de premier plan font appel au gouvernement iranien pour qu’il reconnaisse aux bahá’ís leurs droits de l’homme fondamentaux. Soixante-huit personnalités célèbres du monde universitaire, des arts, de la banque, des affaires, des médias et de la médecine ont signé une pétition appelant les autorités iraniennes à cesser leur campagne systématique de persécution des bahá’ís. Ces derniers « ne demandent que le respect de leurs droits en vertu de la Déclaration universelle des droits de l’homme, comprenant le droit à la vie, le droit à la liberté et la sécurité des personnes, le droit à l’éducation et au travail et le droit de pratiquer leur religion... » Radu Gabrea, un réalisateur de renom, et Istvan Haller, du Conseil national roumain de lutte contre la discrimination, sont les instigateurs de cette lettre. L’actrice de renommée internationale Maia Morgenstern, mieux connue pour son rôle de Marie dans La Passion du Christ ; la présentatrice du journal télévisé Andreea Berecleanu ; le célèbre batteur Ovidiu Lipan Tandarica, ainsi qu’un ancien ministre du gouvernement, Ilie Serbănescu, figurent parmi les signataires. La pétition souligne le cas des sept responsables bahá’ís emprisonnés, ainsi que « les tentatives répétées » de l’Iran « pour entraver le progrès de la communauté bahá’íe dans ses efforts pour éduquer ses jeunes » et une « litanie d’autres mauvais traitements et de violations de leurs droits fondamentaux ». La pétition déclare : « Nous ne comprenons pas [...] pourquoi l’État iranien avalise l’incitation à la haine contre les bahá’ís en Iran, pourquoi il autorise la destruction de leurs commerces à l’aide de bombes incendiaires, et d’autres formes de terreur qui visent à les chasser de leurs villes et villages... » « Nous ne comprenons pas pourquoi ils sont harcelés lorsqu’ils enterrent leurs morts, pourquoi les cimetières bahá’ís sont profanés, pourquoi on leur refuse les licences commerciales, pourquoi leurs entreprises et leurs propriétés sont confisquées, et pourquoi les bahá’ís sont privés de travail et de retraite. » Della Marcus, de la communauté bahá’íe roumaine, a affirmé qu’il est sans précédent qu’un nombre aussi important de personnalités parlent en faveur de la cause des bahá’ís en Iran. Mme Marcus a déclaré : « Nous prions pour que cette pétition contribue à signifier clairement au gouvernement iranien qu’il y a beaucoup de personnes à travers le monde qui n’acceptent pas la persécution des bahá’ís, cautionnée par l’Etat. » |
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| Trois personnalités roumaines célèbres ajoutant leurs signatures à une pétition demandant au gouvernement iranien d’accorder aux bahá’ís leurs droits de l’homme fondamentaux. Ce sont, de gauche à droite, la présentatrice du journal télévisé Andreea Berecleanu, le musicien Ovidiu Lipan Tandarica et l’actrice Maia Morgenstern. |
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| DES POLITICIENS SLOVAQUES QUALIFIENT LA PERSÉCUTION DES BAHÁ’ÍS PAR L’IRAN DE « TERRIFIANTE » ET D’« ÉCŒURANTE » |
| Bratislava, Slovaquie, 20/01/12 |
Selon une déclaration du comité des Affaires étrangères du parlement slovaque, le traitement des bahá’ís en Iran « s’est aggravé au point de devenir une politique de persécution institutionnalisée et délibérée ». La déclaration décrit l’incitation à la haine du gouvernement iranien basée sur la religion et la croyance, comme « odieuse ». Elle déclare aussi que les « tentatives du régime pour persécuter les bahá’í sont vraiment terrifiantes » et demande que soit mis fin à « l’escalade des tentatives de l’Iran pour détruire la communauté bahá’íe iranienne ». Les bahá’ís « doivent être assurés de leurs droits de l’homme pleins et égaux » et « être autorisés à contribuer à la vie publique et au développement de l’Iran au même titre que leurs concitoyens », a écrit le comité des Affaires étrangères. « Le fait que ce Comité se soit ému de la situation des bahá’ís en Iran est important pour deux raisons », a déclaré son président, Frantisek Sebej. « La première, c’est que les parlements démocratiques du monde doivent se préoccuper et prendre des mesures à l’égard du refus des droits de l’homme aux minorités réprimées dans d’autres parties du monde, ne serait-ce que parce que nous sommes les plus favorisés, nous qui vivons dans un monde libre et que nous avons l’obligation de nous soucier des autres. » « La seconde raison est qu’avec une telle résolution nous pouvons aider la communauté bahá’íe. » Notant « une aggravation soudaine du programme systématique soutenu par le gouvernement pour détruire la communauté bahá’íe en Iran », la déclaration décrit aussi la destruction de lieux saints et de cimetières bahá’ís comme un « coup ignoble porté à un héritage culturel religieux de grande valeur pour l’humanité ». Elle appelle aussi à la libération immédiate des sept responsables bahá’ís emprisonnés et des enseignants bahá’ís incarcérés pour leur association avec l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur. « Sont en cause le refus du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne ; les attaques violentes ; les arrestations et les emprisonnements arbitraires ; le refus de l’accès à l’éducation ; la confiscation et la destruction de propriétés personnelles de la communauté ; et le refus à l’emploi, à la retraite et à d’autres avantages », poursuit la déclaration. Le Comité – qui a approuvé la déclaration au cours d’une réunion qui s’est tenue le 19 janvier dans le bâtiment du Conseil national de la République slovaque – a aussi décidé d’envoyer la déclaration aux principales personnalités en Iran, y compris le président Ahmadinejad. « Bien que je ne m’attende pas à ce que le gouvernement iranien mette fin à la persécution des bahá’ís, a précisé M. Sebej, au moins, il n’osera pas perpétrer davantage d’actes horribles en s’imaginant que personne ne l’observe ni ne s’en soucie. » Informations supplémentaires La page International Reaction du site Baha’i World News Service est régulièrement mise à jour. Elle présente les réactions de gouvernements, d’organisations non gouvernementales et de personnalités aux actions menées contre les bahá’ís d’Iran. Pour des informations en français, vous pouvez consulter la page Dossier Iran sur le site officiel des bahá’ís de France. |
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| Les membres du comité des Affaires étrangères du Conseil national de la République slovaque se sont réunis le 19 janvier afin de discuter d’une résolution condamnant la persécution des bahá’ís par le régime iranien. Le président du Comité, M. Frantisek Sebej (au centre avec une cravate rouge), a déclaré : « Bien que je ne m’attende pas à ce que le gouvernement iranien mette fin à la persécution des bahá’ís, au moins, il n’osera pas perpétrer davantage d’actes horribles en s’imaginant que personne ne l’observe ni ne s’en soucie. » |
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| Les membres du comité des Affaires étrangères de la République slovaque étudiant la situation des bahá’ís d’Iran au cours d’une séance, le 7 décembre 2011. Au centre, Andrea Polokova, un représentant de la communauté bahá’íe de Slovaquie, s’adressant au comité. |
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| MÊME DANS LA MORT, LES BAHÁ’ÍS D’IRAN SONT VICTIMES DE PERSÉCUTION |
| Genève, Suisse, 19/01/12 |
Il y a dix-huit ans, la ville iranienne de Sanandaj avait attribué aux bahá’ís une parcelle d’un hectare de terre aride au bord d’une route pour l’utiliser comme cimetière. Ce versant de montagne rocheux, dépourvu de végétation, était sans aucune valeur immobilière, mais, après la première inhumation à l’automne 1993, les bahá’ís locaux se sont rassemblés pour aménager le site, retirer les rochers et remplacer la terre. À la main, ils ont planté et arrosé 250 jeunes cyprès et sapins, donnés par le bureau de l’Agriculture. Ils ont installé l’électricité et construit une petite pièce pour pouvoir préparer les corps avant l’inhumation. Les permis appropriés ont été obtenus pour chaque étape du processus. Lorsque les bahá’ís ont voulu creuser un puits, la permission a été demandée et accordée par l’Office des eaux de la région. À chaque date d’expiration, le permis était correctement renouvelé. Le bureau des Ressources naturelles, impressionné par la transformation du site, a proposé aux bahá’ís d’envisager la plantation d’arbres sur les terrains publics avoisinant le cimetière, élargissant ainsi la zone verte. En conséquence, les habitants de Sanandaj, principalement des musulmans sunnites, en sont venus à respecter cet endroit, le considérant comme un symbole de la présence pacifique de la communauté bahá’íe dans leur ville. Mais à présent, la beauté de cet endroit verdoyant semble avoir provoqué un changement dans les attitudes officielles. Les autorités veulent reprendre possession du cimetière, revendiquant à nouveau le droit de l’État sur ce terrain, bien que des actes notariés aient été accordés autrefois aux bahá’ís. Une ordonnance pour sa confiscation, ainsi que pour la destruction des bâtiments et des tombes, sera plaidée au tribunal à la fin de ce mois. Le harcèlement récent des bahá’ís à Sanandaj n’est pas de bon augure pour le verdict. Le 19 décembre, des agents du ministère du Renseignement ont effectué, tôt le matin, des descentes dans 12 maisons bahá’íes de la ville. Ils ont confisqué des livres bahá’ís, des brochures et des photos, ainsi que des disques compacts, des cassettes audio, des ordinateurs, des téléphones mobiles, des lecteurs de disques, et divers documents personnels. « À la lumière de cette recrudescence de la persécution de la communauté bahá’íe de Sanandaj, il semble que, par ordre du ministère du Renseignement, le sort du cimetière ait déjà été décidé », a déclaré Diane Ala’i, la représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève. Dans un communiqué du 17 janvier, l’Organisation des droits de l’homme du Kurdistan a lancé un appel aux autorités pour qu’elles observent « la tolérance et l’acceptation des autres croyances ». Cet appel décrit la « nouvelle vague de pressions et de contraintes contre la communauté bahá’íe » comme « des actions inhumaines et illégales [...] en violation des traités et des conventions relatifs aux droits civils et politiques ». Déranger les défunts Le cas de Sanandaj n’est pas unique sous le régime actuel de l’Iran. Depuis 2007, il y a eu plus de 30 actes de vandalisme, d’incendies criminels ou d’autres problèmes en rapport avec des cimetières appartenant aux bahá’ís ou lorsque des bahá’ís s’efforcent d’enterrer convenablement leurs morts. « Non contentes de persécuter les vivants, les autorités iraniennes cherchent même à troubler la paix de ceux qui sont partis, a précisé Mme Ala’i. Ceci est la dernière d’une longue liste d’attaques contre les cimetières et les rites funéraires bahá’ís. Toutes sont en totale violation des normes internationales des droits de l’homme et de la conception du respect pour les morts de toute personne décente. » Parmi les exemples récents : - Un cimetière nouvellement créé à Sangsar, dans la province de Semnan, donné par la municipalité aux bahá’ís locaux, a été vandalisé par des intrus non identifiés en mars 2011. Les tombes ont été recouvertes d’immondices, les arbres ont été déracinés, et les deux petites salles ont été détruites.
- En juillet 2010, des tombes du cimetière bahá’í de Jiroft, dans la province de Kerman, ont été détruites avec des bulldozers par des intrus non identifiés.
- Fin mai 2010, le cimetière bahá’í à Mashhad a été vandalisé dans la nuit en utilisant un chargeur et d’autres engins lourds. Les murs du cimetière, la morgue et l’endroit où les prières étaient récitées ont été fortement endommagés.
D’autres incidents ont témoigné des efforts des autorités pour interférer avec les rites bahá’ís d’inhumation. À Tabriz, par exemple, pendant des années, les bahá’ís ont été autorisés à accéder au cimetière public de la ville. En août dernier, la famille d’une femme bahá’íe récemment décédée a été informée qu’elle devrait l’inhumer selon le rite musulman. La dépouille de la femme a dû être enterrée dans un cimetière bahá’í d’une autre ville. Un incident similaire s’est produit en octobre dernier, lorsque le corps d’un homme bahá’í a été transporté de Tabriz à un autre cimetière bahá’í éloigné d’une centaine de kilomètres et enterré sans que sa famille en soit informée. « Les responsables iraniens prétendent constamment dans les forums internationaux que les bahá’ís ne sont pas traités différemment des autres et ne sont « punis » que lorsqu’ils font quelque chose d’illégal, a déclaré Diane Ala’i. Qu’est-ce que ces personnes décédées ont bien pu faire pour mériter un tel traitement ? » « L’embellissement du cimetière de Sanandaj et de ses environs est la preuve de la contribution sincère et positive que les bahá’ís iraniens souhaitent apporter à leur pays. Ce qui est tout aussi évident, c’est que les autorités considèrent une telle chose impossible à accepter. » Couverture du Baha'i World News Service de la persécution des bahá’ís en Iran Bahá’í World News Service a publié une page Special Section qui comprend des articles supplémentaires et des informations sur la campagne de l’Iran visant à refuser l’éducation supérieure aux bahá’ís. Il comporte des nouvelles des derniers développements, un résumé de la situation, le profil des enseignants bahá’ís emprisonnés, des articles spécifiques, des études de cas, des témoignages d’étudiants, des références et des liens. Une autre page Special Report comprend des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá’ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation, ainsi que les allégations portées à leur encontre. Il présente également d’autres sources d’informations au sujet de la persécution de la communauté bahá’íe d’Iran. La page International Reaction du site Baha’i World News Service est régulièrement mise à jour. Elle présente les réactions de gouvernements, d’organisations non gouvernementales et de personnalités aux actions menées contre les bahá’ís d’Iran. La page Media Reports présente un résumé des articles de presse à travers le monde. Pour des informations en français, vous pouvez consulter la page Dossier Iran sur le site officiel des bahá’ís de France. |
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| Ces dernières années, il y a eu des dizaines d’actes de vandalisme, d’incendies criminels ou d’autres problèmes liés à des cimetières appartenant aux bahá’ís ou lorsque des bahá’ís tentent d’enterrer leurs morts. Les autorités sont actuellement en train d’essayer de confisquer et de détruire le cimetière bahá’í de Sanandaj, à quelque 400 kilomètres à l’ouest de Téhéran. |
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| Dans un autre exemple de vandalisme des cimetières appartenant aux bahá’ís en Iran, des pierres tombales près de Najafabad ont été entassées par un bulldozer qui a détruit le cimetière bahá’í en septembre 2007. |
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