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| RAPPORT DE L’ONU SUR LE LOGEMENT : CONFISCATION DE PROPRIÉTÉS BAHÁ’ÍES EN IRAN |
| Genève, 02/07/06 |
| Miloon Kothari, rapporteur spécial des Nations Unies pour le logement (Document des Nations Unies / Rick Bajomas) |
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| Les Nations Unies affirment dans un rapport diffusé lors d’une conférence de presse tenue la semaine dernière que des Bahá’ís Iraniens sont soumis à des discriminations du droit au logement tels que « des confiscations abusives de propriétés ».Selon Miloon Kothari, rapporteur spécial concernant les conditions de logement et auteur du rapport présenté à la presse ce 26 juin 2006, depuis 1980, au moins 640 propriétés Bahá’íes ont été saisies. « Il s’agit d’habitations et de terres agricoles ainsi que de lieux saints Bahá’ís tels que des cimetières et des tombeaux. On peut présumer que les propriétaires concernés n’ont reçu aucune information concernant les procédures de confiscation en cours et n‘y ont pas été associés. Ainsi, de nombreuses confiscations ont été réalisées par les Cours Révolutionnaires Iraniennes et certains des verdicts que j’ai pu examiner stipulent que ‘la confiscation des propriétés de la secte diabolique des Bahá’ís (était) légalement et religieusement justifiées’ » ajoute M. Kothari.Dans les zones rurales, ces confiscations ont souvent été accompagnées de menaces et de violences physiques avant et au cours de ces expulsions forcées. Il précise qu’il est inquiet quant à l’évidente discrimination dont les biens Bahá’ís font l’objet, y compris les logements. Lors de la conférence de presse, il a assuré qu’il continuait de recevoir des rapports concernant la confiscation de terres appartenant à des Bahá’ís. Selon M. Kothari et la Voix de l’Amérique, ces deux dernières années, un grand nombre de Bahá’ís influents ou de personnes bien connues a été arrêté sans charge et libéré en échange d’une caution élevée. Et la seule manière dont ces personnes ont pu honorer cette caution a été de céder leurs propriétés en gage. Il s’agit, semble-t-il, d’une des méthodes d’expropriation utilisées par le gouvernement iranien à l’encontre des Bahá’ís.Ce rapport annuel, résultat d’un mandat de six ans concernant les politiques de logements à travers le monde en relation avec le droit de tout un chacun à bénéficier d’un niveau de vie correct, attire l’attention, cette année, sur les questions de discriminations dans le logement, se basant sur les visites de M. Kothari en 2005 en Iran et au Cambodge.Il devait être diffusé en mars, lors de la réunion de la Commission des Droits de l’Homme mais suite aux changements survenus dans le nouveau Conseil des Droits de l’Homme, sa publication officielle a été reportée jusqu’à la semaine dernière.Diane Alai, représentante de la Communauté Internationale Bahá’íe aux Nations Unies à Genève confirme que le rapport ne fait que corroborer l’utilisation des confiscations de propriétés en tant qu’instrument –parmi d’autres- d’une persécution systématique des Bahá’ís iraniens : « Malheureusement, les faits mis en évidence par M. Kothari sont un problème constant pour les Bahá’ís Iraniens. Les confiscations de biens ainsi que l’exclusion des études supérieures, les discriminations au travail et l’interdiction de toute activité religieuse de la part les Bahá’ís, témoignent de la campagne radicale visant au lent étranglement de la communauté Bahá’íe iranienne tout en évitant les condamnations internationales. » |
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^^ retour en haut ^^
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