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| LES BAHA’IS D’IVEL : UN ESPRIT DETERMINE |
| Genève, Suisse, 13/07/10 |
Après la démolition des maisons appartenant aux bahá’ís vivant dans le village d’Ivel – information publiée la semaine dernière – une autre histoire doit être contée : celle de villageois compatissants désolés de l’injustice dont leurs voisins bahá’ís ont été les victimes. Elle démontre également l’esprit de persévérance et d’adhésion vis-à-vis de l’engagement social qui permet aux bahá’ís de transcender leur longue persécution et d’être des participants actifs dans le développement social et économique de leur village. Service et persécution Dans le passé, Ivel constituait la résidence d’été d’éleveurs de moutons venus de la région environnante du Mazandaran. Des bahá’ís vivaient dans ce village depuis plus de cent cinquante ans. En effet, les bahá’ís composaient près de la moitié de la population d’Ivel depuis les années qui ont suivi l’établissement de leur Foi en Iran, à la moitié du dix-neuvième siècle. Ils y vivaient en harmonie avec leurs voisins musulmans. Cependant, pour leur malheur, des éléments extérieurs hostiles à la foi bahá’íe cherchaient périodiquement à soulever la population locale contre la communauté bahá’íe et des persécutions intermittentes en résultaient. Par exemple, en 1941, des vies furent mises en danger alors que des bandes venues de l’extérieur poussèrent des citoyens locaux à attaquer les bahá’ís. Ceux-ci furent arrêtés, certains sévèrement battus et extorqués ; leurs maisons et leurs propriétés furent pillées. Finalement, ils furent exilés dans un village à 7 kilomètres de là. Quelques mois plus tard, alors que la situation était plus calme, ils purent regagner leurs maisons et leurs fermes. Les extrémités que peuvent atteindre ceux qui s’opposent aux bahá’ís sont probablement bien résumées par un incident survenu au milieu des années 50, lorsqu’un membre de la société « Hojjatieh », nouvellement créée, arriva à Ivel. Il s’agit d’une organisation chiite semi-clandestine, fondée sur la conviction que la menace la plus immédiate pour l’islam était « l’hérésie » de la foi bahá’íe, laquelle devait être éliminée. Lorsque cet individu échoua dans ses tentatives de semer la zizanie entre les musulmans et les bahá’ís, il entreprit d’empêcher leurs vaches de brouter dans les mêmes pâturages, prétendant que le bétail bahá’í était « impur ». Pendant quelques jours, le bétail des bahá’ís demeura confiné dans les étables pendant que celui des musulmans allait brouter. Les bahá’ís saisirent plusieurs fois le chef du village à ce sujet, l’appelant à montrer de la compassion envers les animaux. Il en résulta une décision selon laquelle les vaches devraient pénétrer dans le pâturage par des entrées opposées afin de respecter le décret. Ceci ne concorda évidemment pas avec l’instinct animal et elles continuèrent à brouter ensemble. Contribution au progrès social Durant toutes ces années et malgré les efforts pour les réprimer, les bahá’ís ont activement contribué à l’amélioration de la vie dans leur village. En plus de leur rôle dans le domaine agricole, ils établirent une école dans laquelle les enfants du village étaient éduqués, indépendamment de leur religion. En 1946, lorsque le gouvernement iranien a commencé à organiser les écoles rurales et pris en charge l’école du village, l’école d’Ivel comportait six niveaux élémentaires et éduquait quelque 120 enfants d’Ivel et sept venus de villages avoisinants. En 1961, un autre exemple de service à leur communauté : les bahá’ís établirent un bain public au bénéfice des villageois, incluant des modifications du réservoir local et des mesures de modernisation pour améliorer le niveau d’hygiène de l’installation et la santé générale de la population. En 1979, suite à la révolution islamique, la situation des bahá’ís d’Ivel s’est détériorée. Des terres furent confisquées et les tentatives de réappropriation échouèrent. Les bahá’ís se virent refuser l’accès aux soins de santé et à d’autres institutions dont ils avaient eux-mêmes soutenu l’établissement. Les enfants musulmans furent encouragés par leur instituteur à frapper leurs condisciples bahá’ís. Lorsque les parents eurent protesté, les enseignants trouvèrent d’autres moyens de persécution des élèves bahá’ís, y compris de les recaler lors des examens. En juin 1983, les bahá’ís furent obligés par la force de quitter leurs maisons et furent transportés par bus jusqu’à Sari, la ville la plus proche. Lors de leur arrivée, les autorités les renvoyèrent à Ivel où ils furent emprisonnés dans une mosquée. Plus de 130 d’entre eux, y compris enfants et personnes âgées, furent retenus pendant trois jours, sans boire ni manger. Cette pression ayant pour objectif de leur faire renier leur foi ayant échoué, ils furent autorisés à rentrer chez eux. Cependant, la même nuit, ils furent attaqués par des villageois. Quelques-uns furent pris par la populace, d’autres blessés et nombre d’entre eux, obligés de se cacher dans la forêt voisine. Depuis lors, de nombreux bahá’ís d’Ivel se sont installés non loin de là et retournaient uniquement l’été dans le village afin de planter et de moissonner ainsi que de prendre soin de leurs propriétés. Selon Natoli Derakhshan, bahá’í d’Ivel, interviewé récemment par la radio Farda, en langue persane : « Chaque fois ou chaque année, lorsqu’ils ont souhaité se rendre là-bas, ils ont dû obtenir un permis de l’Administration de la Justice qui les autorisait à séjourner dans leur propre maison pendant deux ou trois jours. » Au cours des trois dernières années, la Communauté internationale bahá’íe a observé une augmentation des pressions sur les bahá’ís d’Ivel pour qu’ils quittent la région. « Leurs maisons vides ont été incendiées, des bahá’ís ont subi des attaques verbales ou physiques et le vieux cimetière bahá’í aménagé depuis une centaine d’années a été confisqué et vendu en vue d’une reconversion en zone résidentielle », explique Diane Ala’i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe à Genève. « De nombreuses plaintes ont été déposées à tous les niveaux mais, en général, les bahá’ís ne rencontrent qu’indifférence. Les autorités prétendent qu’elles ne peuvent pas faire grand chose pour eux suite à l’opposition des résidents locaux », ajoute-t-elle. « Chaque fois, les démolitions et les raisons qui les sous-tendent sont niées par les autorités gouvernementales. » « Ce que nous voyons à Ivel et dans les régions proches du Mazandaran n’est qu’une partie d’une campagne d’humiliations et de découragement des bahá’ís afin de les empêcher de pratiquer leur Foi de toutes les manières, » déclare Mme Ala’i. « Le gouvernement a démontré que s’il n’en est pas l’initiateur, il ne souhaite pas ou est incapable de l’arrêter. » Ces dernières semaines, lorsque M. Derakhshan a entendu parler d’une destruction imminente des maisons bahá’íes du village, il est allé, avec d’autres bahá’ís, trouver des autorités différentes afin de pouvoir confirmer la vérité de la rumeur. « Ils nous ont dit de ne pas nous inquiéter et que cette intention n’existait pas. Nous les avons cru, » a-t-il expliqué à Radio Farda. « Nous ne savons pas et nous ne pouvons affirmer qu’elle a été ordonnée par quelqu’un, » dit-il. « Tout ce que nous savons, c’est que, malheureusement, tout a été complètement détruit. » Soutiens locaux et internationaux De nombreux villageois d’Ivel sont profondément troublés par ces récents développements. Dans une interview accordée au site Rooz Online, M. Derakhshan a rendu hommage à ceux qui ont exprimé leur consternation et leur préoccupation face aux mauvais traitements infligés à leurs voisins bahá’ís : « Ces derniers jours, beaucoup de nos concitoyens musulmans se sont assis avec nous et se sont excusés, les larmes aux yeux, en nous tenant les mains ! Nous sommes reconnaissants envers eux tous. » Les nouvelles d’Ivel ont également reçu une attention mondiale dans des médias internationaux et des services de nouvelles en ligne, notamment en langue persane. Parmi les nouvelles en langue anglaise, Radio Free Europe/Radio Liberty a titré le 29 juin Baha'i Houses Demolished In Iran (Maisons détruites en Iran). Le site disposait également d’une vidéo de l’incident obtenu par des activistes des droits de l’homme iraniens. Également le 29 juin, la National Review Online a publié un article sous le titre « Le régime rase des maisons bahá’íes en Iran ». Une publication sur le site de la BBC intitulée Iran's Bahai community fear rise in persecution (La communauté bahá’íe d’Iran craint une augmentation des persécutions) débutait ainsi : « D’abord des images de poutres en feu. Puis apparaissent des bâtiments, certains sans fenêtres ni portes, d’autres réduits en gravats. Les images instables de téléphone mobile postées sur YouTube par des activistes iraniens, défenseurs des droits de l’homme, montrent des scènes de destruction filmées secrètement depuis une voiture… Les informations reçues de résidents d’Ivel indiquent que le 22 juin près de 50 maisons appartenant à des bahá’ís avaient été rasées ». « Plusieurs de ces sites offraient à leurs lecteurs la possibilité de déposer un commentaire », indique Diane Ala’i. « Après avoir souffert de tant de persécutions depuis si longtemps, nous sommes certains que les bahá’ís d’Ivel apprécient le soutien de personnes à travers le monde, y compris de nombreux citoyens iraniens qui ont pris le temps d’exprimer leur indignation face à ce dernier incident. » |
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| Le village d’Ivel, Mazandaran, a abrité une communauté d’éleveurs et des baha’is y résident depuis plus de 160 ans. |
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| La maison de M. Abdolbaghi Rouhani, baha’i d’Ivel, après qu’elle a été incendiée par des incendiaires inconnus en mai 2007. |
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| Ivel est un village isolé dans la province du Mazandaran dans le nord de l’Iran, situé à quelques 90 kilomètres de la ville de Sari. |
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| Les restes des maisons de M. Ata'u'llah Movaffaghi et de Seyyed Mahdi Sadeghi après leur incendie en mai 2007. |
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| La maison de M. Abdolbaghi Rouhani, baha’i d’Ivel, après que sa maison a été incendiée par des incendiaires inconnus en mai 2007. |
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| UNE MUSIQUE NOUVELLE QUI ENGLOBE LA DIVERSITÉ DES CULTURES |
| Oslo, Norvège, 07/07/10 |
Depuis sa percée, il y a plus de 30 ans comme compositeur, Lasse Thoresen a mené des recherches sur un langage musical qui rassemble les diverses cultures mondiales. Aujourd’hui, l’une de ses compositions vocales d’avant-garde a été acclamée pour les similitudes qu’elle présente entre le moderne et l’ancien, ainsi qu’entre la musique folklorique norvégienne et les sons que l’on associe généralement au Moyen-Orient. L’œuvre intitulée Opus 42 a été l’objet d’une récompense prestigieuse. Le Conseil de la Musique nordique était à la recherche d’une œuvre « dans laquelle chacune des personnes impliquées jouent sa propre partie ». En compétition avec douze autres concurrents, le Professeur Thoresen a été l’heureux gagnant d’un prix de 350 000 couronnes danoises (56 000 USD). « Cette pièce d’une beauté surprenante révèle les dénominateurs communs existant entre sons anciens et ultra modernes, attirant notre attention sur les similitudes existant entre les traditions folkloriques scandinaves et la musique pratiquée au Moyen-Orient ou en Inde », écrit le Comité d’Attribution du Prix, composé de membres venus du Danemark, des Iles Féroé, de Finlande, d’Islande, de Norvège et de Suède. « Elle annonce un renouveau, non seulement, de la musique vocale nordique mais de la musique vocale en général », souligne encore le comité. « Des valeurs très similaires sont présentes dans la musique folklorique norvégienne à celles que vous pouvez trouver en Orient, note le professeur Thoresen. Aucune d’elles ne construit l’harmonie d’une manière aussi développée que celle présente dans la musique classique occidentale. » Opus 42 incorpore également les accents du chant traditionnel mongol, dans laquelle les chanteurs manient les résonances créées par le passage de l’air des poumons à la bouche et au nez. « Quelques années d’apprentissage sont nécessaires, » affirme le compositeur. « Il nécessite, de la part des chanteurs, un entraînement vocal nouveau. Ainsi le projet incorpore une formation à la maîtrise de ces techniques. » « Je pense qu’il est important d’envisager les différences culturelles comme une ressource et non comme une menace, » ajoute-t-il. Même si vous ne pouvez pas échapper à votre propre conditionnement culturel, vous pouvez, d’une certaine manière, accueillir les sensibilités d’autres cultures, les mettre en évidence au sein de votre propre contexte culturel et produire ainsi un modèle de coexistence fructueuse entre différences culturelles.» Opus 42 rassemble un ensemble de quatre œuvres vocales, intitulées Sun Prayer (Prière solaire), Funeral Psalm (Psaume funéraire), Heavenly Father (Père céleste) et Dual Doodles (Doubles arabesques). La première fut commandée par le Festival international de Bergen, les trois autres par le Festival d’Osa qui rassemblaient des musiciens folk et classiques. L’œuvre a été exécutée par un ensemble vocal norvégien intitulé Nordic Voices (Les voix nordiques) que le compositeur assure être le seul groupe au monde capable de faire face aux exigences qu’il impose à ses vocalisateurs. L’attribution du Prix nordique ouvre déjà de nouvelles portes au compositeur. De nouvelles participations à des festivals musicaux et quelques programmes télévisés sont déjà planifiés. « Les organisations de concerts sont toujours très prudentes vis-à-vis de l’interprétation de musiques contemporaines. Elles les conçoivent comme trop peu connues et soupçonnent qu’elles feront fuir l’audience ! explique le professeur Thoresen. Donc, le fait que le compositeur soit connu et qu’il s’est fait un nom favorise largement sa programmation. » Plus de détails Né à Oslo en 1949, Lasse Thoresen a aimé la musique aussi loin qu’il se rappelle. Il a commencé à prendre des leçons de piano à l’âge de sept ans, à 15 ans il était l’accompagnateur de la chorale de son école et à 16 ans, il avait composé sa première pièce. Il a adhéré à la foi bahá’íe en 1971. Tandis qu’il progressait dans sa carrière, l’Académie musicale norvégienne l’a engagé comme professeur. En mai 2001, son oratorio Terraces of Light (Terrasses de lumière) a été interprété lors de l’inauguration des impressionnantes terrasses qui entourent les lieux sacré bahá’ís sur le Mont Carmel à Haïfa en Israël. Actuellement, Le professeur Thoresen travaille à une œuvre majeure destinée au Latvian Radio Choir (le chœur de la Radio lettonne) – mondialement acclamé – et occupera plus d’une année à la composition d’un concerto pour alto dont la première aura lieu en 2012. Cliquez icipour l’interview vidéo et l’audition d’extraits musicaux. Un extrait de l’œuvre Opus 42 est accessible à la page 8-9 du document qui s'affiche : http://pfformula.ipapercms.dk/NLH/NordiskMusikpris2010/ |
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| Le compositeur norvégien Lasse Thoresen dont la composition Opus 42 a remporté un prestigieux prix musical. Photo: Musikkinformasjonssenteret MIC/Lisbeth Risnes. |
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| Le compositeur Lasse Thoresen considère que l’ensemble vocal, « Nordic Voices » (Les voix nordiques) est le seul groupe au monde capable de faire face aux exigences qu’il impose à ses exécutants. Photo : Guri Dahl. |
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| DES HABITATIONS DÉMOLIES LORS D’UNE CAMPAGNE VISANT À ÉLOIGNER DES BAHÁ’ÍS D’UN VILLAGE IRANIEN |
| Genève, Suisse, 28/06/10 |
La démolition d’habitations appartenant à quelque 50 familles bahá’íes d’un village reculé du nord de l’Iran n’est que le dernier épisode d’une campagne entamée depuis longtemps pour les expulser de la région. Les faits se sont passés à Ivel, dans le Mazandéran, où des habitants – incités par des éléments hostiles à la communauté bahá’íe – ont bloqué l’accès normal au village, tout en permettant à des camions et à au moins quatre bulldozers de commencer à raser les maisons. Des vidéos amateurs, prises par des téléphones mobiles et mises en ligne par des défenseurs iraniens des droits de l’homme, montrent ce qui semble être plusieurs bâtiments réduits à l’état de décombres ainsi que des foyers d’incendie. Ces démolitions constituent la dernière évolution d’une campagne officiellement approuvée en cours dans la région qui prend pour cible toutes les activités bahá’íes. Diane Ala'i, représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève, a déclaré : « On leur interdit de fréquenter les musulmans ou même de proposer leurs services à leurs amis et voisins. Même les plus simples témoignages de bonne volonté, comme apporter des fleurs à un malade hospitalisé ou faire des dons à un orphelinat sont considérés comme des actes contre le régime ». À Ivel, la plupart des maisons de bahá’ís sont inoccupées depuis que leurs habitants ont pris la fuite suite à des incidents violents ou à des déplacements ordonnés par les autorités. En 2007, par exemple, six maisons furent incendiées. « Les bahá’ís vivent dans cette région depuis plus de cent ans et la communauté était importante, explique Mme Ala’i, mais en 1983, quelques années après la révolution iranienne, au moins 30 familles de cette localité et des villages environnants ont été jetés dans des bus et expulsés. Depuis lors, elles ont cherché à obtenir une réparation légale mais en vain alors qu’elles reviennent l’été pour les récoltes. » La journée qui a suivi les démolitions, un bahá’í qui s’était rendu avec sa famille sur place afin de récolter sa production a été battu et insulté par les autres habitants. Dans le passé, ceux qui essayaient de chasser les bahá’ís les ont attaqués alors qu’ils tentaient de pénétrer dans le quartier afin de reconstruire ou rénover leurs propriétés. « Les attaques gouvernementales continues contre les bahá’ís dans les médias – et l’inaction des autorités locales dans leur devoir de protection – a incité à la haine vis-à-vis des bahá’ís dans la région et partout en Iran, poursuit Mme Alai. Les dernières actions montrent l’échec des autorités quant à leur responsabilité vis-à-vis de la protection des bahá’ís et de la liberté religieuse. » Avant et après les derniers incidents, des membres de la communauté bahá’íe ont déposé des plaintes auprès des autorités gouvernementales, y compris auprès du gouverneur de Sari. Chaque fois, les démolitions ou les motifs qui les sous-tendent ont été déniés. Vendredi dernier, alors que les informations concernant les dernières actions commençaient à apparaître sur différents sites en langue persane, la Communauté internationale bahá’íe n’a pu confirmer l’incident qu’aujourd’hui. Les derniers rapports indiquent que 90 % des maisons bahá’íes sont maintenant détruites. |
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| Des images d’une vidéo enregistrée par un téléphone mobile montrent des feux violents et les décombres de plusieurs propriétés bahá’íes. |
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| Ivel est un village reculé de la province de Mazandéran, dans le Nord de l’Iran, à environ 90 km de la ville de Sari. |
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| En mai 2007, des incendiaires inconnus ont mis le feu à la maison d’un bahá’í située dans le village d’Ivel. |
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| Les décombres de la maison bahá’íe brûlée en mai 2007 dans le village d’Ivel. |
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| DES DIRIGEANTS RELIGIEUX APPELLENT À L’ACTION DANS LES DOMAINES DE L’ENVIRONNEMENT, DE LA PAUVRETÉ ET DE LA PAIX |
| Winnipeg, Canada, 24/06/10 |
Les dirigeants mondiaux réunis au Canada ont été incités à jouer « un rôle moteur dans des actions inspirées » qui mettront fin à la pauvreté, protègeront l'environnement et arrêteront les conflits violents. Cette mission stimulante a été confirmée par une déclaration préparée par les représentants des religions mondiales réunis à l'Université de Winnipeg en préalable à la semaine consacrée aux sommets du G8 et du G20 à Toronto. « Reconnaissant notre humanité commune et souscrivant à l’impératif du respect de la dignité de chacun, nous proclamons l’égalité de valeurs de tous les êtres humains, rappelle-t-elle et poursuit : Nous recommandons avec insistance aux responsables politiques de se pencher en premier lieu sur les problèmes rencontrés par les plus vulnérables d’entre nous, particulièrement nos enfants, et de travailler ensemble à la résolution des fléaux déshumanisants de la pauvreté et de l'injustice et à la mise en œuvre et la promotion de la protection de notre environnement commun, la terre. » Le Sommet des Religions mondiales 2010 constituait la sixième réunion interreligieuse associée aux rencontres annuelles du G8. Elle a réuni plus de 80 participants appartenant aux grandes religions mondiales, incluant pour la première fois des représentants de la communauté bahá’íe. Les dirigeants religieux venus de plus de 20 pays étaient présents, y compris les représentants des pays du G8 : Canada, France, Allemagne, Japon, Italie, Russie, Grande-Bretagne et États-Unis. Le Révérend James Christie, secrétaire général du Sommet a affirmé que les résultats de cette rencontre s’adressaient pour l’essentiel aux dirigeants des pays appartenant au « Groupe des 8 » car ils représentent les nations détenant le pouvoir d’induire un changement mondial. « La réalité permet d’affirmer que ces nations ont l'argent et l’influence et qu’elles peuvent faire la différence », déclare-t-il. Il est également très important que les communautés religieuses redoublent d’efforts dans la prise en compte des trois thèmes principaux de leurs discussions, la pauvreté, l'environnement et la paix, ont reconnu certains participants « Nous vivons une période très critique de notre histoire, explique Sa Sainteté Aram 1er appartenant à l'Église orthodoxe arménienne. La construction communautaire est de première importance. Ceci ne signifie pas seulement d'habiter les uns à côté des autres, de coexister pacifiquement ; la question est d'établir des communautés unifiées intégrant la diversité, acceptant et respectant les autres et partageant leur vie. Nous devons affirmer au G8 et au monde, que nous, les religions ne sommes pas seulement en train de discuter ensemble mais que nous travaillons pour établir des communautés dans lesquels le dialogue est unifié. » La participation bahá’íe Suzanne Tamas du Canada, à laquelle se sont joints des bahá’ís de cinq autres pays, France, Allemagne, Japon, Grande-Bretagne et États-Unis représentait les bahá’ís lors de ce Sommet. « Face à de tels défis, nous pensons que des principes spirituelles doivent être des éléments de la discussion concernant la pauvreté, l'environnement, la paix et la sécurité, remarque Mme Tamas. Nous souhaitons créer un espace dans lequel les responsables politiques peuvent réfléchir et prendre des décisions pour le long terme et en vue du bien commun plutôt que de chercher à solutionner des questions nationales à court terme. Nous sommes également ici en vue d’un apprentissage - ces questions sont complexes et nous avons besoin d’entendre ce que les autres croyances ont à dire sur ces sujets. » En prélude au Sommet, la communauté bahá’íe canadienne a parrainé un séminaire concernant les droits de l'homme et la liberté religieuse. Cette activité d’une journée, le 21 juin à Winnipeg, a réuni quatre experts en cette matière, d’origines religieuses diverses. Ils ont conclu que le droit à la liberté religieuse devait être confirmé afin d’assurer à celle-ci une influence progressive et positive sur la société. Plus de détails Des actions « courageuses et concrètes » La déclaration, résultat de trois jours de délibération du Sommet des Religions mondiales 2010, lance un appel aux responsables politiques afin qu’ils entreprennent des actions « courageuses et concrètes ». En ce qui concerne la pauvreté, elle établit que plus d’un milliard de personnes souffrent de « faim chronique » et que les femmes, les enfants et les populations indigènes sont parmi les plus affectées. L’ampleur de la pauvreté serait écrasante s’il n’y avait la certitude que cette iniquité mondiale peut se transformer en une vie humaine florissante partagée par tous. Ensemble, nous avons la capacité et les ressources mondiales de mettre fin à la pauvreté et à ses conséquences, indique le communiqué. À propos de l’environnement, la déclaration fait remarquer que toutes les traditions religieuses « nous appellent à une gestion prudente de la terre ». Elle nous met en garde vis-à-vis des conséquences du changement climatique et nous prévient de la nécessité d’entreprendre des actions courageuses dés aujourd’hui. Les gouvernements sont également appelés à stopper la course aux armes nucléaires et à investir dans la création d’une « culture de paix ». Le Sommet condamne le terrorisme, motivé par le fanatisme religieux, avec des dirigeants religieux s’engageant à « arrêter l’enseignement et la justification de l’utilisation de la violence entre et parmi nos communautés religieuses. » La déclaration a été présentée à Steven Fletcher, Ministre d’État canadien à la Réforme démocratique. Celui-ci a promis de la remettre au Premier Ministre Stephen Harper, qui la présentera aux dirigeants du G8. La déclaration du Sommet 2010 sur les religions mondiales, est lisible en anglais ici. |
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| Au centre, Susanne Tamas, déléguée de la communauté bahá’íe, participe au Sommet 2010 des Religions mondiales. À sa gauche, Rabbi Adam Scheier appartenant au Congrès juif canadien. À sa droite, le Commissionnaire William W. Francis Commandant territorial de l'Armée du Salut du Canada et des Bermudes.
Crédit photo : Louis Brunet.
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| Le Lieutenant Général Romeo Dallaire, sénateur canadien, ancien Commandant des Forces de l’UNAMIR (MANUR ou Mission d’Assistance des Nations unies pour le Rwanda) a pris la parole lors du Sommet 2010 des Religions mondiales.
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| Les délégués de plus de 20 pays ont assisté au sommet 2010 des Religions mondiales. Assis, de gauche à droite : le Révérend Karen A. Hamilton, secrétaire générale du Conseil canadien des Églises ; H.H. Swami Paramatmananda Saraswati et Swami Avdheshanand Giri of the Hindu Dharma Acharya Sabha.
Crédit photo : Louis Brunet.
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| Au centre, Kenneth E. Bowers, secrétaire de l'Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís des États-Unis, un des représentants bahá’ís au Sommet des Religions mondiales, premier Sommet interreligieux en relation avec le G8 et auquel les bahá’ís ont été invités.
Crédit photo : Louis Brunet.
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| Gerald Gall, professeur de droit à l'Université d'Alberta, a été l’orateur d’un séminaire concernant les droits de l'homme et la liberté religieuse organisé le 21 juin et parrainé par la communauté bahá’íe canadienne en prélude au Sommet 2010 des Religions mondiales. Le professeur Gall a expliqué que la religion reste une énergie vitale dans le paysage de nos sociétés modernes et une puissante force de paix et de bien-être.
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| Un séminaire, réuni à Winnipeg et parrainé par la communauté bahá’íe canadienne, a rassemblé des experts internationaux en droits de l’homme de quatre origines religieuses différentes. De gauche à droite, Mme Mishkat al Moumin, le professeur Payam Akhavan, Mme Janet Epp Buckingham et le professeur Gerald Gal.
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| L'ex-ministre de l'environnement iraquienne, Mishkat Al-Moumin - actuellement directrice du Washington-based Women and Environment Organization (Organisation de l'Environnement et de la Femme basée à Washington), a pris la parole lors de ce séminaire. Elle a expliqué que les problèmes environnementaux – tels que le manque d’eau ou d’hygiène – amènent les populations à la violence et pas nécessairement les questions religieuses.
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| Lors du séminaire, Payam Akhavan, professeur de droit à l'université McGill à Montréal a traité de la nécessité d'établir une communauté de croyances qui transcende nos apparentes différences. « Un tel chemin peut être découvert en renforçant une liberté religieuse authentique qui engendrera une recherche de la vérité et la possibilité d’explorer cette vérité », affirme-t-il.
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| LE PROCES DES SEPT RESPONSABLES BAHA’IS SEMBLE ETRE TERMINE |
| New-York, Etats-Unis, 14/06/10 |
Le procès des sept responsables bahá’ís emprisonnés depuis plus de deux ans en Iran semble être arrivé à terme après trois jours consécutifs d’audiences. Les sept prisonniers ont comparu devant la Section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran dans la matinée du samedi 12 juin, puis sont retournés à la prison d’Evin peu après midi. L’audience a été renvoyée au jour suivant, puis à ce matin. « Nous pouvons confirmer qu’une audience s’est tenue aujourd’hui à Téhéran, indique Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe au Nations unies, et il semble, d’après nos informations, que le procès lui-même est maintenant terminé. Mais nous n’avons pas d’autres informations pour l’instant. » Les prévenus sont Madame Fariba Kamalabadi, Messieurs Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Madame Mahvash Sabet, Messieurs Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Avant leur emprisonnement, ils veillaient aux besoins spirituels et sociaux de la communauté bahá’íe d’Iran, forte de plus de 300 000 membres. Ils ont été détenus dans la prison d’Evin depuis leur arrestation en 2008, six d’entre eux le 14 mai et l’une d’entre eux deux mois plus tôt. Leur procès a commencé le 12 janvier de cette année après qu’ils ont été incarcérés sans notification de charges à la prison d’Evin pendant 20 mois. À la première audience, les sept bahá’ís ont catégoriquement démenti les accusations d’espionnage, d’activités de propagande contre l’ordre islamique et de « corruption sur Terre », entre autres allégations. Une deuxième audience, tenue le 7 février, portait principalement sur des questions procédurales. La troisième session, qui était prétendument à huis clos, a été ajournée après que les sept inculpés, en accord avec leurs avocats, ont refusé de participer à la procédure en raison de la présence de personnes ne faisant pas partie du corps judiciaire. Lire le profil des sept dirigeants bahá'ís |
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| Les sept prisonniers Bahá’ís, photographiés plusieurs mois avant leur arrestation sont, devant, Behrouz Tavakkoli et Saeid Rezaie, et, debout derrière, Fariba Kamalabadi, Vahid Tizfahm, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi et Mahvash Sabet. |
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