DES POLITICIENS SLOVAQUES QUALIFIENT LA PERSÉCUTION DES BAHÁ’ÍS PAR L’IRAN DE « TERRIFIANTE » ET D’« ÉCŒURANTE »
Bratislava, Slovaquie, 20/01/12

Selon une déclaration du comité des Affaires étrangères du parlement slovaque, le traitement des bahá’ís en Iran « s’est aggravé au point de devenir une politique de persécution institutionnalisée et délibérée ».

La déclaration décrit l’incitation à la haine du gouvernement iranien basée sur la religion et la croyance, comme « odieuse ». Elle déclare aussi que les « tentatives du régime pour persécuter les bahá’í sont vraiment terrifiantes » et demande que soit mis fin à « l’escalade des tentatives de l’Iran pour détruire la communauté bahá’íe iranienne ».

Les bahá’ís « doivent être assurés de leurs droits de l’homme pleins et égaux » et « être autorisés à contribuer à la vie publique et au développement de l’Iran au même titre que leurs concitoyens », a écrit le comité des Affaires étrangères.

« Le fait que ce Comité se soit ému de la situation des bahá’ís en Iran est important pour deux raisons », a déclaré son président, Frantisek Sebej.

« La première, c’est que les parlements démocratiques du monde doivent se préoccuper et prendre des mesures à l’égard du refus des droits de l’homme aux minorités réprimées dans d’autres parties du monde, ne serait-ce que parce que nous sommes les plus favorisés, nous qui vivons dans un monde libre et que nous avons l’obligation de nous soucier des autres. »

« La seconde raison est qu’avec une telle résolution nous pouvons aider la communauté bahá’íe. »

Notant « une aggravation soudaine du programme systématique soutenu par le gouvernement pour détruire la communauté bahá’íe en Iran », la déclaration décrit aussi la destruction de lieux saints et de cimetières bahá’ís comme un « coup ignoble porté à un héritage culturel religieux de grande valeur pour l’humanité ». Elle appelle aussi à la libération immédiate des sept responsables bahá’ís emprisonnés et des enseignants bahá’ís incarcérés pour leur association avec l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur.

« Sont en cause le refus du droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne ; les attaques violentes ; les arrestations et les emprisonnements arbitraires ; le refus de l’accès à l’éducation ; la confiscation et la destruction de propriétés personnelles de la communauté ; et le refus à l’emploi, à la retraite et à d’autres avantages », poursuit la déclaration.

Le Comité – qui a approuvé la déclaration au cours d’une réunion qui s’est tenue le 19 janvier dans le bâtiment du Conseil national de la République slovaque – a aussi décidé d’envoyer la déclaration aux principales personnalités en Iran, y compris le président Ahmadinejad.

« Bien que je ne m’attende pas à ce que le gouvernement iranien mette fin à la persécution des bahá’ís, a précisé M. Sebej, au moins, il n’osera pas perpétrer davantage d’actes horribles en s’imaginant que personne ne l’observe ni ne s’en soucie. »

Informations supplémentaires

La page International Reaction du site Baha’i World News Service est régulièrement mise à jour. Elle présente les réactions de gouvernements, d’organisations non gouvernementales et de personnalités aux actions menées contre les bahá’ís d’Iran.

Pour des informations en français, vous pouvez consulter la page Dossier Iran sur le site officiel des bahá’ís de France.

 
Les membres du comité des Affaires étrangères du Conseil national de la République slovaque se sont réunis le 19 janvier afin de discuter d’une résolution condamnant la persécution des bahá’ís par le régime iranien. Le président du Comité, M. Frantisek Sebej (au centre avec une cravate rouge), a déclaré : « Bien que je ne m’attende pas à ce que le gouvernement iranien mette fin à la persécution des bahá’ís, au moins, il n’osera pas perpétrer davantage d’actes horribles en s’imaginant que personne ne l’observe ni ne s’en soucie. »
Les membres du comité des Affaires étrangères de la République slovaque étudiant la situation des bahá’ís d’Iran au cours d’une séance, le 7 décembre 2011. Au centre, Andrea Polokova, un représentant de la communauté bahá’íe de Slovaquie, s’adressant au comité.

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MÊME DANS LA MORT, LES BAHÁ’ÍS D’IRAN SONT VICTIMES DE PERSÉCUTION
Genève, Suisse, 19/01/12

Il y a dix-huit ans, la ville iranienne de Sanandaj avait attribué aux bahá’ís une parcelle d’un hectare de terre aride au bord d’une route pour l’utiliser comme cimetière.

Ce versant de montagne rocheux, dépourvu de végétation, était sans aucune valeur immobilière, mais, après la première inhumation à l’automne 1993, les bahá’ís locaux se sont rassemblés pour aménager le site, retirer les rochers et remplacer la terre. À la main, ils ont planté et arrosé 250 jeunes cyprès et sapins, donnés par le bureau de l’Agriculture. Ils ont installé l’électricité et construit une petite pièce pour pouvoir préparer les corps avant l’inhumation.

Les permis appropriés ont été obtenus pour chaque étape du processus. Lorsque les bahá’ís ont voulu creuser un puits, la permission a été demandée et accordée par l’Office des eaux de la région. À chaque date d’expiration, le permis était correctement renouvelé.

Le bureau des Ressources naturelles, impressionné par la transformation du site, a proposé aux bahá’ís d’envisager la plantation d’arbres sur les terrains publics avoisinant le cimetière, élargissant ainsi la zone verte. En conséquence, les habitants de Sanandaj, principalement des musulmans sunnites, en sont venus à respecter cet endroit, le considérant comme un symbole de la présence pacifique de la communauté bahá’íe dans leur ville.

Mais à présent, la beauté de cet endroit verdoyant semble avoir provoqué un changement dans les attitudes officielles. Les autorités veulent reprendre possession du cimetière, revendiquant à nouveau le droit de l’État sur ce terrain, bien que des actes notariés aient été accordés autrefois aux bahá’ís. Une ordonnance pour sa confiscation, ainsi que pour la destruction des bâtiments et des tombes, sera plaidée au tribunal à la fin de ce mois.

Le harcèlement récent des bahá’ís à Sanandaj n’est pas de bon augure pour le verdict. Le 19 décembre, des agents du ministère du Renseignement ont effectué, tôt le matin, des descentes dans 12 maisons bahá’íes de la ville. Ils ont confisqué des livres bahá’ís, des brochures et des photos, ainsi que des disques compacts, des cassettes audio, des ordinateurs, des téléphones mobiles, des lecteurs de disques, et divers documents personnels.

« À la lumière de cette recrudescence de la persécution de la communauté bahá’íe de Sanandaj, il semble que, par ordre du ministère du Renseignement, le sort du cimetière ait déjà été décidé », a déclaré Diane Ala’i, la représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies à Genève.

Dans un communiqué du 17 janvier, l’Organisation des droits de l’homme du Kurdistan a lancé un appel aux autorités pour qu’elles observent « la tolérance et l’acceptation des autres croyances ». Cet appel décrit la « nouvelle vague de pressions et de contraintes contre la communauté bahá’íe » comme « des actions inhumaines et illégales [...] en violation des traités et des conventions relatifs aux droits civils et politiques ».

Déranger les défunts

Le cas de Sanandaj n’est pas unique sous le régime actuel de l’Iran. Depuis 2007, il y a eu plus de 30 actes de vandalisme, d’incendies criminels ou d’autres problèmes en rapport avec des cimetières appartenant aux bahá’ís ou lorsque des bahá’ís s’efforcent d’enterrer convenablement leurs morts.

« Non contentes de persécuter les vivants, les autorités iraniennes cherchent même à troubler la paix de ceux qui sont partis, a précisé Mme Ala’i. Ceci est la dernière d’une longue liste d’attaques contre les cimetières et les rites funéraires bahá’ís. Toutes sont en totale violation des normes internationales des droits de l’homme et de la conception du respect pour les morts de toute personne décente. »

Parmi les exemples récents :

  • Un cimetière nouvellement créé à Sangsar, dans la province de Semnan, donné par la municipalité aux bahá’ís locaux, a été vandalisé par des intrus non identifiés en mars 2011. Les tombes ont été recouvertes d’immondices, les arbres ont été déracinés, et les deux petites salles ont été détruites.
  • En juillet 2010, des tombes du cimetière bahá’í de Jiroft, dans la province de Kerman, ont été détruites avec des bulldozers par des intrus non identifiés.
  • Fin mai 2010, le cimetière bahá’í à Mashhad a été vandalisé dans la nuit en utilisant un chargeur et d’autres engins lourds. Les murs du cimetière, la morgue et l’endroit où les prières étaient récitées ont été fortement endommagés.

D’autres incidents ont témoigné des efforts des autorités pour interférer avec les rites bahá’ís d’inhumation.

À Tabriz, par exemple, pendant des années, les bahá’ís ont été autorisés à accéder au cimetière public de la ville. En août dernier, la famille d’une femme bahá’íe récemment décédée a été informée qu’elle devrait l’inhumer selon le rite musulman. La dépouille de la femme a dû être enterrée dans un cimetière bahá’í d’une autre ville. Un incident similaire s’est produit en octobre dernier, lorsque le corps d’un homme bahá’í a été transporté de Tabriz à un autre cimetière bahá’í éloigné d’une centaine de kilomètres et enterré sans que sa famille en soit informée.

« Les responsables iraniens prétendent constamment dans les forums internationaux que les bahá’ís ne sont pas traités différemment des autres et ne sont « punis » que lorsqu’ils font quelque chose d’illégal, a déclaré Diane Ala’i. Qu’est-ce que ces personnes décédées ont bien pu faire pour mériter un tel traitement ? »

« L’embellissement du cimetière de Sanandaj et de ses environs est la preuve de la contribution sincère et positive que les bahá’ís iraniens souhaitent apporter à leur pays. Ce qui est tout aussi évident, c’est que les autorités considèrent une telle chose impossible à accepter. »

Couverture du Baha'i World News Service de la persécution des bahá’ís en Iran

Bahá’í World News Service a publié une page Special Section qui comprend des articles supplémentaires et des informations sur la campagne de l’Iran visant à refuser l’éducation supérieure aux bahá’ís. Il comporte des nouvelles des derniers développements, un résumé de la situation, le profil des enseignants bahá’ís emprisonnés, des articles spécifiques, des études de cas, des témoignages d’étudiants, des références et des liens.

Une autre page Special Report comprend des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá’ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation, ainsi que les allégations portées à leur encontre. Il présente également d’autres sources d’informations au sujet de la persécution de la communauté bahá’íe d’Iran.

La page International Reaction du site Baha’i World News Service est régulièrement mise à jour. Elle présente les réactions de gouvernements, d’organisations non gouvernementales et de personnalités aux actions menées contre les bahá’ís d’Iran.

La page Media Reports présente un résumé des articles de presse à travers le monde.

Pour des informations en français, vous pouvez consulter la page Dossier Iran sur le site officiel des bahá’ís de France.

 
Ces dernières années, il y a eu des dizaines d’actes de vandalisme, d’incendies criminels ou d’autres problèmes liés à des cimetières appartenant aux bahá’ís ou lorsque des bahá’ís tentent d’enterrer leurs morts. Les autorités sont actuellement en train d’essayer de confisquer et de détruire le cimetière bahá’í de Sanandaj, à quelque 400 kilomètres à l’ouest de Téhéran.
Dans un autre exemple de vandalisme des cimetières appartenant aux bahá’ís en Iran, des pierres tombales près de Najafabad ont été entassées par un bulldozer qui a détruit le cimetière bahá’í en septembre 2007.

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UN DÉBAT ATTIRE L’ATTENTION SUR LA DANGEREUSE ESCALADE DE LA PERSÉCUTION RELIGIEUSE EN IRAN
Londres, Royaume-Uni, 13/01/12

Des membres du Parlement ont vivement critiqué l’Iran pour ses violations des droits de l’homme en se concentrant en particulier sur la « forte augmentation » de la persécution des minorités religieuses.

Au cours d’un débat qui s’est tenu à Westminster Hall le mercredi 11 janvier, des députés ont souligné le fait que, pratiquement, toutes les minorités religieuses en Iran font actuellement face à l’oppression.

Quelque 19 députés, représentant les trois principaux partis du Royaume-Uni, ont participé à ce débat.

Voir la vidéo du débat ici.

Lire la transcription du débat ici.

Dans le discours d’ouverture, Louise Ellman, députée de Liverpool Riverside, a décrit la persécution des bahá’ís comme « omniprésente et s’aggravant dangereusement ».

« Dans une persécution constante et systématique, la répression se présente sous de nombreuses formes, a déclaré Mme Ellman. Cela signifie l’arrestation et l’emprisonnement arbitraires et le refus de l’accès à l’enseignement supérieur et à certains secteurs de l’emploi. Les maisons et les entreprises de bahá’ís ont été l’objet d’attaques incendiaires, les cimetières ont été détruits et les enfants ont été harcelés. »

Elle a également exprimé sa préoccupation concernant les peines de 20 ans de prison qu’effectuent sept responsables bahá’ís et les efforts continus de l’Iran pour exclure les jeunes bahá’ís de l’enseignement supérieur.

Mentionnant les remarques faites récemment par le sénateur canadien Roméo Dallaire, Mme Ellman a déclaré qu’il « est extrêmement important que le monde n’attende pas jusqu’à ce qu’un génocide se produise. Il faudrait tenir compte de l’avertissement et prendre des mesures supplémentaires pour faire pression sur le gouvernement de l’Iran afin qu’il cesse ses agissements ».

Les participants ont également soulevé la question de la persécution croissante des chrétiens en Iran. Andrew Selous, député du South West Bedfordshire, a rapporté qu’au moins huit dirigeants chrétiens ont été assassinés depuis 1979. Il a exprimé une inquiétude particulière concernant le cas du pasteur Youcef Nadarkhani, qui a été condamné à mort pour apostasie en 2010, condamnation qui fait depuis l’objet d’un tollé international.

Stewart Jackson, député de Peterborough, a parlé « de descentes régulières dans des réunions » de chrétiens, « d’interrogatoires sévères et de torture ... y compris de demandes d’abjuration de foi et d’informations sur l’identité d’autres chrétiens ; de détentions pendant de longues périodes sans chef d’accusation et d’autres violations des procédures régulières ; de condamnations pour des crimes non définis ou d’accusations politiques falsifiées ; du ciblage économique de la communauté chrétienne à travers la demande de paiement de cautions exorbitantes ; et de la menace de l’exécution imminente d’un pasteur officiant à domicile ».

En ce qui concerne la communauté juive d’Iran, Martin Horwood, député de Cheltenham, a rapporté « des preuves de plus en plus nombreuses que l’antisémitisme s’intensifie là-bas, et que la petite communauté juive est accusée d’être responsable des actions du gouvernement israélien ».

À la fin du débat, Alistair Burt, le sous-secrétaire d’État parlementaire au ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth, a déclaré que bien que l’année 2011 ait démontré que les exigences pour la dignité humaine sont irrépressibles, l’Iran évolue dans la direction opposée.

« Les droits de l’homme sont universels, a déclaré M. Burt, et l’incapacité de l’Iran à satisfaire à ses obligations, pénalise et étouffe l’accomplissement des souhaits et des aspirations de millions de personnes. »

M. Burt a assuré les personnes présentes que le Royaume-Uni continuera d’inciter les autres pays à soutenir, au sein des Nations unies et du Conseil des droits de l’homme, les résolutions exprimant des inquiétudes au sujet de la situation des droits de l’homme en Iran.

M. Kishan Manocha, directeur du bureau des Affaires publiques de la Communauté bahá’íe du Royaume-Uni, s’est réjoui de ce débat de grande portée.

« Le fait qu’un aussi grand nombre de députés, représentant tous les partis, ont participé reflète vraiment un haut niveau d’inquiétude au sujet de la situation des droits de l’homme en Iran, et particulièrement de l’intensification de l’intolérance religieuse », a déclaré M. Manocha.

« Nous nous félicitons, bien sûr, que les bahá’ís aient été tout particulièrement mentionnés, a ajouté M. Manocha. Mais nous sommes également heureux que les parlementaires britanniques se soient focalisés sur les problèmes rencontrés par les autres minorités religieuses. Nous devons parler d’une seule voix sur la situation de l’intolérance religieuse en Iran. »

Couverture du Baha'i World News Service de la persécution des bahá’ís en Iran

Bahá’í World News Service a publié une page Special Section qui comprend des articles supplémentaires et des informations sur la campagne de l’Iran visant à refuser l’éducation supérieure aux bahá’ís. Il comporte des nouvelles des derniers développements, un résumé de la situation, le profil des enseignants bahá’ís emprisonnés, des articles spécifiques, des études de cas, des témoignages d’étudiants, des références et des liens.

Une autre page Special Report comprend des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá’ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation, ainsi que les allégations portées à leur encontre. Il présente également d’autres sources d’informations au sujet de la persécution de la communauté bahá’íe d’Iran.

La page International Reaction du site Baha’i World News Service est régulièrement mise à jour. Elle présente les réactions de gouvernements, d’organisations non gouvernementales et de personnalités aux actions menées contre les bahá’ís d’Iran.

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Les membres du Parlement britannique prenant part, le 11 janvier, à un débat sur les violations des droits de l’homme en Iran. Sur la photo, de gauche à droite : Alistair Burt, député du North East Bedfordshire et sous-secrétaire parlementaire d’État au ministère des Affaires étrangères et du Commonwealth ; Louise Ellman, députée de Liverpool Riverside ; Andrew Selous, député de South West Bedfordshire et Kerry McCarthy, députée de Bristol East.

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L’ENQUÊTEUR DE L’ONU QUI A REVÉLÉ LE MÉMORANDUM DE L’IRAN SUR LA « QUESTION BAHÁ’ÍE » MEURT À L’ÂGE DE 93 ANS.
San Salvador, El Salvador, 10/01/12

Reynaldo Galindo Pohl, un célèbre érudit juriste qui a dévoilé la preuve majeure des violations des droits de l’homme en Iran, à la fin des années 80 et au début des années 90, est décédé à San Salvador, jeudi dernier.

Diplomate renommé et professeur de droit, M. Galindo Pohl était bien connu sur le plan international, même avant sa nomination en 1987 comme représentant spécial de la Commission des droits de l’homme des Nations unies concernant l’Iran. Il a exercé la fonction d’ambassadeur des Nations unies au Salvador et a aussi été – entre autres postes – le directeur des affaires juridiques pour l’Organisation des États d’Amérique.

Mais dans le domaine des droits de l’homme, ses huit années comme représentant spécial ont été particulièrement importantes, principalement pour une série de rapports qui décrivent, de façon détaillée et avec autorité, les intenses et souvent brutales violations commises par l’Iran sur ses citoyens.

En 1990, par exemple, M. Galindo Pohl a cité de nombreux entretiens et documents qui montrent l’usage intensif par l’Iran des exécutions et de la torture, ainsi que le manque de protection judiciaire.

« La Communauté internationale bahá’íe souhaite exprimer ses profondes condoléances pour le décès de M. Galindo Pohl, dont on se souviendra longtemps de l’impact et de l’influence dans le domaine des droits de l’homme », a déclaré Diane Ala’i, la représentante de la Communauté internationale bahá’íe aux Nations unies, à Genève.

« Ses efforts soutenus pour interviewer les victimes, leurs familles, et d’autres personnes ayant une connaissance directe ou confidentielle des types de violations que le gouvernement espérait garder secrètes sont devenus un élément essentiel de ses rapports à la Commission des droits de l’homme des Nations unies. Ceux-ci ont été décisifs pour attirer l’attention du monde sur la brutalité du régime à cette époque », a continué Mme Ala’i.

De manière marquante, le rapport de 1993 de M. Galindo Pohl à la Commission a divulgué le mémorandum sur la soi-disant 
 « Question bahá’íe » , une lettre de 1991 auparavant secrète – écrite par le Conseil culturel révolutionnaire suprême – qui établissait une politique nationale pour le traitement des bahá’ís d’Iran, limitant leurs activités en matière d’éducation, d’économie et de culture.

« La parution publique de ce mémorandum a été extrêmement importante, a précisé Mme Ala’i. Il révélait comment les plus hautes instances du gouvernement iranien avaient établi un plan destiné à bloquer totalement le développement de la communauté bahá’íe d’une manière moins voyante que les exécutions et les emprisonnements perpétrés dans les années 80 – mais qui, au bout du compte, aboutirait quand même à la fin de la communauté bahá’íe en tant qu’entité viable. »

M. Galindo Pohl s’est rendu trois fois en l’Iran au cours de son mandat et, durant ces visites, a souvent courageusement défié les autorités iraniennes en menant des entretiens dans les prisons ou avec des personnes que le gouvernement cherchait pourtant à empêcher de le rencontrer. Il était aussi connu pour être scrupuleusement juste, rapportant ses nombreuses demandes de renseignements aux fonctionnaires iraniens, ainsi que leurs réponses.

Né le 18 octobre 1918 à Sonsonate, au Salvador, M. Galindo Pohl était diplômé de l’université d’El Salvador, où il avait obtenu un doctorat en droit et en sciences sociales. En 1950, il a été élu président de l’Assemblée nationale constitutionnelle. Il a aussi exercé la fonction de ministre de l’Éducation de 1950 à 1956. Il était membre de la Commission interaméricaine des droits de l’homme, de 1960 à 1964.

Lire le mémorandum de 1991 originel en langue persane sur la soi-disant « Question bahá’íe »

Lire le mémorandum de1991 en langue anglaise sur la soi-disant « Question bahá’íe »

 
M. Reynaldo Galindo Pohl, 1918-2012. Photo ONU par Yutaka Nagata.

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DES PRÉSIDENTS D’UNIVERSITÉ CANADIENS SE PRONONCENT EN FAVEUR DES ENSEIGNANTS BAHÁ’ÍS
Toronto, Canada, 09/01/12

Deux prééminents présidents d’université exhortent tous leurs collègues canadiens à se joindre à eux dans leur appel pour mettre fin à la persécution des enseignants et des étudiants bahá’ís par l’Iran.

L’appel émane de Lloyd Axworthy, ancien ministre des Affaires étrangères du Canada et président de l’université de Winnipeg, et d’Allan Rock, président de l’université d’Ottawa et ancien ambassadeur canadien aux Nations unies.

Dans un article de l’édition canadienne de The Huffington Post, ils expliquent combien ils sont « profondément troublés » par le fait que l’accès à l’éducation supérieure soit refusé aux bahá’ís en Iran, et ils expriment leur inquiétude concernant le fait que « le régime brutal de Téhéran fasse la sourde oreille » aux appels demandant la fin de la persécution systématique.

Lire l’article (en anglais) ici

« En tant que présidents d’universités canadiennes, écrivent-ils, nous attachons une immense valeur à l’accès des jeunes à la connaissance et aux compétences dont ils ont besoin pour réussir dans le monde de demain. Nous voyons l’éducation comme la clé pour un meilleur avenir pour tous les peuples, et nous croyons ardemment que chaque individu a droit à l’éducation. »

Leur article attire tout particulièrement l’attention sur l’attaque lancée par les autorités iraniennes contre une initiative communautaire non officielle – connue sous le nom d’Institut bahá’í d’enseignement supérieur (IBES) – qui a été créée pour fournir une éducation aux jeunes bahá’ís exclus de l’université.

Parmi ceux qui ont été arrêtés au mois de mai de l’année dernière pour leur association avec l’IBES, il y avait Nooshin Khadem, une diplômée MBA (maîtrise en administration des affaires) de l’université de Carleton à Ottawa. Elle purge maintenant une peine de quatre ans de prison. Kamran Rahimian et Faran Hessami, un couple marié actuellement en attente de son procès, avaient pour leur part terminé leurs études universitaires en accompagnement psychosocial à la faculté d’Éducation de l’université d’Ottawa.

« Ils sont accusés d’enseigner sans accréditation valable, déclare l’article. Les autorités iraniennes ont confisqué leurs diplômes de l’université d’Ottawa et ont ensuite allégué qu’ils ne les avaient jamais obtenus. »

Messieurs Axworthy et Rock encouragent « tous les Canadiens à joindre leurs voix à l’appel au gouvernement iranien pour qu’il abandonne inconditionnellement toutes les accusations contre les enseignants, qu’il arrête toute nouvelle agression envers l’Institut bahá’í d’enseignement supérieur et permette aux bahá’ís d’accéder à l’éducation. Les bahá’ís d’Iran doivent savoir que dans leur résistance à l’oppression cruelle de ceux qui les persécutent, ils ne sont pas seuls ».

L’article conclut avec une déclaration des deux présidents disant qu’ils sont « fiers de se joindre » à un « groupe croissant d’universitaires, de directeurs d’universités et de partisans éminents pour la paix y compris Desmond Tutu, Romeo Dallaire et Jose Ramos-Horta » qui « condamnent le refus du régime iranien au droit à l’éducation ».

Couverture du Baha'i World News Service de la persécution des bahá’ís en Iran

Bahá’í World News Service a publié une page Special Section qui comprend des articles supplémentaires et des informations sur la campagne de l’Iran visant à refuser l’éducation supérieure aux bahá’ís. Il comporte des nouvelles des derniers développements, un résumé de la situation, le profil des enseignants bahá’ís emprisonnés, des articles spécifiques, des études de cas, des témoignages d’étudiants, des références et des liens.

Une autre page Special Report comprend des articles et des informations générales concernant les sept responsables bahá’ís iraniens – leur vie, leur emprisonnement, leur procès et leur condamnation, ainsi que les allégations portées à leur encontre. Il présente également d’autres sources d’informations au sujet de la persécution de la communauté bahá’íe d’Iran.

La page International Reaction du site Baha’i World News Service est régulièrement mise à jour. Elle présente les réactions de gouvernements, d’organisations non gouvernementales et de personnalités aux actions menées contre les bahá’ís d’Iran.

La page Media Reports présente un résumé des articles de presse à travers le monde.

Pour des informations en français, vous pouvez consulter la page Dossier Iran sur le site officiel des bahá’ís de France.

 
Les deux présidents canadiens d’université qui lancent un appel pour l’arrêt de la persécution des enseignants et des étudiants bahá’ís par l’Iran. Allan Rock, à gauche, est président de l’université d’Ottawa ; Lloyd Axworthy, à droite, est président de l’université de Winnipeg. Photo ONU par Mark Garten et Evan Schneider.

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