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| LES SEPT RESPONSABLES BAHÁ’ÍS IRANIENS AUTORISÉS À CONTACTER LEURS FAMILLES |
| New-York, Etats-Unis, 19/06/08 |
Les sept responsables bahá’ís emprisonnés en Iran ont chacun eu l’autorisation d’appeler brièvement leurs familles, selon des informations obtenues par la Communauté internationale bahá’íe. Ses appels étaient les premiers contacts avec les responsables, dont six étaient emprisonnés depuis le 14 mai dernier, suite à des raids à leurs domiciles à Téhéran. La septième avait déjà été arrêtée au mois de mars à Mashhad. La Communauté internationale bahá’íe a appris que le 3 juin, Mesdames Mahvash Sabet et Fariba Kamalabadi ont été autorisées à appeler brièvement leurs familles. Madame Sabet avait été arrêtée à Mashhad le 5 mars et transférée le 26 mai à la prison d’Evin à Téhéran, où les autres responsables sont probablement détenus. Il a été confirmé ultérieurement que Messieurs Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm ont également pu appeler brièvement leurs familles. Aucune charge n’est retenue à ce jour à l’encontre des sept détenus qui composent l’intégralité du comité de coordination assurant l’organisation minimale de la communauté bahá’íe d’Iran forte de 300 000 membres. En 1980, les neufs membres de l’Assemblée spirituelle nationale des bahá’ís d’Iran ont été portés disparus et ont probablement été assassinés, aucune nouvelle d’eux n’ayant été obtenue depuis. Un an plus tard, huit des neufs membres de l’Assemblée spirituelle nationale reconstituée ont été eux- aussi arrêtés et assassinés. Actuellement, en plus des sept responsables détenus à Téhéran, quinze autres bahá’ís sont emprisonnés à travers tout l’Iran, certains au secret et la plupart sans charges formalisées à leur égard. Pour plus d’informations sur la situation en Iran : http://www.bahai.fr/iran |
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| UN PROGRAMME TÉLÉVISÉ ÉTHIOPIEN POUR LES ENFANTS REÇOIT LES HONNEURS |
| Addis-Abeba, Éthiopie, 12/06/08 |
| Bruktawit Tigabu et Shane Etzenhouser d’Éthiopie ont reçu un récompense du Prix jeunesse international pour aider à développer « Tsehai aime apprendre », leur programme télé pour les enfants. |
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« Tsehai aime apprendre », un programme télévisé éducatif en langue amharique, produit et diffusé en Éthiopie, a reçu une récompense au Prix jeunesse international 2008, le premier festival qui récompense les meilleurs programmes télévisés pour enfants. L’évènement a lieu tous les deux ans à Munich, en Allemagne ; la remise de la récompense a eu lieu le 4 juin. L’émission est la création de Bruktawit Tigabu et Shane Etzenhouser de Addis-Abeba, un couple marié bahá’í. Le programme, conçu pour les enfants de maternelle et mettant en scène une marionnette girafe nommée Tsehai, est inspiré des émissions classiques pour enfants telle que « Rue Sésame ». L’émission a gagné le trophée du prix Nouvelle génération 2008 pour une participation qui est « stimulante, innovante, et inspirée par une grande idée » mais qui a été produite « dans des circonstances difficiles ». Le prix a rapporté la somme de 6 000 euros et une année d’assistance de la part des sponsors, qui comprennent la Fondation australienne de télévision pour les enfants, la BBC, Disney Allemagne, KRO (Dutch Public Broadcasting), Nickelodeon International, et ZDF (chaîne de télévision allemande). « Gagner un trophée au Prix jeunesse est considéré comme le plus grand honneur dans le domaine des programmes pour les enfants », a dit Mme Tigabu. « Pour beaucoup d’enfants éthiopiens, l’émission est ce qui est le plus proche de l’éducation de la petite enfance qu’ils ont jamais reçue », a fait remarquer M. Etzenhouser. « Les écrits bahá’ís ont été pour nous une source d’inspiration majeure, a-t il continué. Les écrits sur l’éducation des enfants et sur le service sont ceux qui nous ont inspirés pour réaliser ce programme. Nous nous sommes aussi beaucoup appuyés sur les prières et les écrits bahá’ís afin de trouver du soutien chaque fois que le show présentait des difficultés ou que nous nous sentions découragés. … Nous n’avons pas une formation de production télévisée, par conséquent les tâches et les responsabilités inhérentes à ce que nous essayons de faire sont énormes. » Dans une allocution au sujet de la récompense pour « Tsehai aime apprendre », le Prix jeunesse a dit : « Le jury était énormément impressionné par la capacité du programme à parler aux enfants, à être créatif ainsi que communicatif avec un budget très limité. … Nous avons tous ressenti que « Tsehai aime apprendre » a été inspiré par une grande idée, née des besoins de son public, ce qui, après tout, est le fondement de toute télévision de qualité. « Tsehai aime apprendre » a été diffusé en septembre 2006 avec de nouveaux épisodes de 10 minutes débutant toutes les deux semaines pour des diffusions répétées. L’émission est actuellement interrompue. |
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| L’ENTRAÎNEMENT AU FOOTBALL VA AU-DELÀ DU TERRAIN |
| Budapest, Hongrie, 03/06/08 |
| À Budapest, l’entraîneur Gabor Karagich parle à son équipe durant une pause au cours du match. |
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| Un samedi sur deux, les garçons se retrouvent pour des lectures, des discussions, des projets de service et d’autres activités. Ici, un garçon du nom de Attila montre un dessin qu’il a fait pour l'anniversaire d'un ami. |
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| Les Black Stars, en bleu, et leurs adversaires se préparent pour le coup d’envoi d’un match. |
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| L’entraîneur Farkas est un entraîneur qualifié pour les jeunes, mais il a donné à son équipe une nouvelle direction. |
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| Les joueurs du Black Stars sont devenus de bons amis et sont sortis ensemble pour voir un nouveau film. |
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| Les garçons aiment bien le cours du samedi, pendant lequel ils parlent de leurs matchs mais aussi d’autres problèmes. |
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| Zoli est l’un des 20 adolescents qui appartiennent au club de football des Black Stars. |
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| Les joueurs du Black Stars pausent avec l’un de leur joueur professionnel d’une équipe locale préféré. |
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| Les membres de l’équipe, qui sont âgés de 10 à 14 ans, jouent au foot deux fois pas semaine et se retrouvent pour un cours deux fois par mois. |
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Tous les joueurs de foot étaient jeunes – âgés de 10 à 14 ans – mais durant un match récent, l’équipe adverse a été violente dans ses railleries verbales envers le club de football des juniors du Black Stars. « La plupart du temps, quand les enfants jouent au foot, ils disent beaucoup de jurons, explique Nabil Switzer, un joueur d’une autre association âgé de 15 ans, qui aide à conseiller les Black Stars. C’est tout à fait normal. » Mais d’une certaine manière les Black Stars ne sont pas « normaux ». Premièrement, au lieu de jouer aux plus durs, ils n’ont pas répondu aux provocations au cours du dernier match. Pas un mot. Par la suite, on a entendu quelques-uns des parents des joueurs de l’équipe adverse reprocher à leurs enfants de proférer de telles insultes. Gabor Farkas, l’entraîneur des Black Stars, âgé de 31 ans, était satisfait du comportement de ses garçons, mais c’était ce à quoi il s’attendait d’eux. Son but, dit-il, est « de développer de bons individus, et pas seulement de bon joueurs de foot ». Le fait qu’il est sérieux sur ce point se reflète dans la double nature de son programme – la pratique du football deux fois par semaine, et un cours le samedi deux fois par mois. Les garçons – ils sont environ une vingtaine – ont donné à leur classe le nom de Forro Csoki Klub (Club du chocolat chaud), et là ils parlent de football. Mais ce n’est pas tout. « Nous évaluons comment l’entraînement s’est passé, a dit le coach au sujet de la classe. Nous regardons ce qui peut rendre possible un jeu plus uni et ce qui s’est passé si nous n’avons pas assez porté d’attention les uns envers les autres. Nous parlons aussi de sujets concernant notre comportement, ce que cela signifie d’être bon, la responsabilité de chacun envers les autres et envers la société… » Pour le projet, M. Farkas reçoit un soutien financier d’une organisation non lucrative d’inspiration bahá’íe de Hongrie qui s’appelle la fondation Unité dans la diversité. La directrice de la fondation, Mme Furugh Switzer, a dit que les garçons du programme de foot sont de familles défavorisées qui n’ont normalement pas les moyens de payer ce type d’entraînement sportif. Le programme, a-t elle ajouté, est offert gratuitement aux participants et, non seulement, il offre des qualités d’éducation mais il contribue aussi à ce que les adolescents se tiennent à l’écart de choses comme la drogue et l’alcool. Le coach Farkas, qui est bahá’í, a travaillé auparavant durant six ans comme entraîneur de football qualifié pour les jeunes et a dit que la seule chose qui l’intéressait, en ce temps-là, c’était de gagner. Il s’est inscrit à un programme de formation d’éducation morale conduit par les bahá’ís et qui lui permet de devenir ce qu’ils appellent un « animateur » de jeunes. Cela lui a donné l’idée du nouveau club de football qu’il a commencé en septembre dernier. « En démarrant ce club, je ne recherchais pas à refaire carrière en tant qu’entraîneur de football, a-t il dit. Je voulais aider les garçons à développer le respect pour eux-mêmes et pour la société. Je voulais aussi les aider à comprendre que tout n’est pas de gagner. » Mark Molnar, âgé de 10 ans, est l’un des membres du Black Stars et dit que son club de foot est différent des autres. Dans beaucoup d’équipes, « ils se moquent des gens quand ils font des fautes. » Le coach Farkas dit qu’au début, certains parents semblaient suspicieux concernant les intentions – aussi bien les siennes que celles de la fondation Unité dans la diversité. Mais après que les parents soient venus à quelques séances d’entraînement, ils se sont montrés de plus en plus enthousiastes aussi bien pour la pratique du football que pour le Club du chocolat chaud. Il a fièrement cité un passage d’une lettre écrite par l’une des mères : « Nos amis qui sont venus pour la première fois à l’entraînement ce samedi avaient du mal à réaliser l’esprit de ce groupe. … L’ambiance durant l’entraînement est tellement bonne. » Plus de détails « Durant les six années où j’ai été entraîneur, je n’ai jamais eu ce type de soutien de la part des parents, a confié le coach. Au début, c’était bizarre de recevoir tant de coups de téléphone, mais maintenant je sais que leur soutien aide beaucoup le travail que nous faisons. » Mr. Farkas a dit qu’une partie de sa motivation provient de son contexte. « Quand j’étais enfant, j’avais quelques réelles difficultés, a-t déclaré. J’ai démarré ce club afin d’aider ces garçons à éviter certaines des erreurs que j’ai faites. Il travaille à créer parmi les membres de son équipe un esprit coopératif plutôt que compétitif. « Nous avions un enfant qui pensait que cette équipe était comme toutes les autres dans laquelle vous deviez être le meilleur joueur, a dit le coach. Au début, il lui était difficile de se faire des amis parmi les autres garçons parce qu’il était en compétition avec eux. Mais maintenant, il comprend la façon dont l’équipe fonctionne. Il est en harmonie avec tout le monde et s’amuse bien avec eux. Un autre des garçons avait l’habitude de passer tout son temps seul dans sa chambre à son ordinateur. Maintenant, il aime aller aux entraînements de foot et au Club du chocolat chaud pour passer du temps avec ses amis, a dit le coach. Mme Switzer de la fondation Unité dans la diversité dit que le programme aide les garçons à développer une vision sociale. « Gabor a organisé pour son équipe un match de foot dans un orphelinat, a-t elle dit. Par la suite, les enfants de l’orphelinat leur ont fait visiter les lieux, et maintenant tous les garçons sont devenus amis. Après leur visite, ils ont discuté de l’importance d’être gentils avec les autres et de leur rendre service. » (Edit Kalman a contribué à la plupart des photos de cet article) |
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| UN JOUR SAINT MARQUE LE 116ÈME ANNIVERSAIRE DE L’ASCENSION DE BAHÁ’U’LLÁH |
| Saint Jean d’Acre, Israël, 29/05/08 |
| Le Tombeau de Bahá’u’lláh au premier plan, et le Manoir de Bahji juste derrière, ont été le lieu d'un programme spécial à 3 heures du matin le 29 mai afin de célébrer le 116ème anniversaire de Son Ascension. Bahá’u’lláh a passé ses dernières heures terrestres dans une chambre, située au deuxième étage du Manoir. |
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| La portion des jardins de Bahji , la plus proche du Sanctuaire de Bahá’u’lláh est connu sous le nom de "Haram-i-Aqdas", c’est à dire "le sanctuaire plus saint". Un millier de bahá’ís étaient assis sur des chaises, mises en place à la périphérie du quadrant de cercle que forment les jardins, afin d’assister à un programme de prières et de lectures pour commémorer l'anniversaire de Son décès, ensuite ils ont formé une longue procession et ont fait une circumbulation autour de Son Tombeau. |
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Le 29 mai 2008, à 3 heures du matin, quatre cents pèlerins bahá’ís étaient présents parmi le millier de croyants, originaires du monde entier, réunis autour du Tombeau de Bahá’u’lláh, afin de célébrer le 116ème anniversaire de Son Ascension. Des dizaines de milliers d’autres autour du monde, se sont tournés vers ce même Tombeau, le lieu le plus saint sur Terre pour les bahá’ís, en souvenir de cette nuit de 1892 pendant laquelle Bahá’u’lláh quitta son enveloppe terrestre à son domicile situé près de Saint Jean d’Acre en Terre Sainte et connu sous le nom de "Manoir de Bahji". Sa sépulture se trouve sur cette même propriété qui est, désormais, un lieu de pèlerinage pour les membres de la communauté bahá’íe de toute la planète. De nombreux pèlerins ont également pu se rendre au Manoir de Bahji, pour quelques minutes de prières privée, dans la pièce même où Bahá’u’lláh passa ses dernières heures de vie terrestre. Cette pièce est maintenue exactement dans l’état dans lequel elle était à l’époque de Bahá’u’lláh, avec même une paire de Ses chaussures que les pèlerins peuvent voir. Bahá’u’lláh est né à Téhéran en Iran, mais a été banni de son pays natal, avec un groupe de croyants, en 1853 et exilé de sa terre natale d’abord à Baghdad, puis dans l’empire Ottoman et finalement à la ville-prison de Saint Jean d’Acre. Les pèlerins bahá’ís visitent également Sa cellule dans l’ancienne ville-prison fortifiée ainsi que trois maisons, y compris celle de Bahji, où il a finalement eu l’autorisation de résider lorsque les autorités rendirent moins strictes les conditions de Sa détention. Les bahá’ís croient que Bahá’u’lláh est le Messager de Dieu pour notre époque, le plus récent d’une série d’instructeurs divins parmi lesquels Bouddha, Jésus, Krishna, Mahomet, Moïse et Zoroastre. L’anniversaire de l’Ascension de Bahá’u’lláh est l’un des neufs jours saint pendant lesquels les bahá’ís cessent le travail. Il est préconisé de célébrer cette commémoration vers 3h du matin, heure à laquelle Bahá’u’lláh a quitté son enveloppe terrestre dans la nuit du 28 au 29 mai 1892. |
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| LES RESPONSABLES BAHÁ’ÍS IRANIENS DÉTENUS AU SECRET : L’INQUIÉTUDE GRANDIT |
| New-York, USA, 27/05/08 |
| Les sept bahá’ís qui ont été arrêtés sont, à partir de la gauche, assis : Behrouz Tavakkoli et Saeid Rezaie et debout Fariba Kamalabadi, Vahid Tizfahm, Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, et Mahvash Sabet. Tous sont de Téhéran. Six ont été arrêtés le 14 mai 2008 dans des rafles en début de matinée à leur domicile et la septième a déjà été emprisonnée en mars. |
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Les six responsables bahá’ís arrêtés, il y a maintenant près de deux semaines, sont détenus au secret, sans accès à des avocats ni à leurs proches. La Communauté internationale bahá’íe est de plus en plus préoccupée pour leur sort. “ Si les informations initialement reçues semblaient indiquer qu’ils seraient emprisonnés dans la prison d’Evin, il s’avère aujourd’hui que nous n’en avons pas du tout la certitude et nous sommes extrêmement préoccupés ”, a déclaré Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies. Ce qui est certain, c’est qu’aucun de leurs droits fondamentaux ne leur est garanti. Ils n’ont eu accès ni à un avocat, ni à leurs proches. Nous ne savons même pas s’ils ont été présentés à un juge ou s’ils se sont vus notifier des incriminations. Le seul élément que nous connaissons, c’est la déclaration, la semaine dernière, d’un porte-parole du gouvernement; selon laquelle ils auraient été arrêtés pour des "raisons de sécurité", ce qui est totalement infondée. Nous lançons un appel à la communauté internationale, aux défenseurs des droits de l’Homme et aux gens de conscience, ainsi qu’aux médias, à poursuivre leurs efforts pour maintenir la pression sur le gouvernement iranien afin qu’au minimum les droits de ces personnes comme détenus soient garantis et qu’elles obtiennent l’accès à un avocat et puissent communiquer avec l’extérieur ” a ajouté Madame Dugal. Les six personnes, toutes membres du groupe national qui aidait à répondre aux besoins minimums des bahá’ís d’Iran ont été arrêtés le 14 mai 2008, lors d’une rafle effectuée très tôt dans la matinée, ce qui est semblable aux épisodes des années 1980 quand un grand nombre de dirigeants bahá'ís iraniens avaient été arrêtés et tués. Le septième membre de ce groupe de coordination national fut arrêté au début du mois de mars à Mashhad après avoir été citée à comparaître au bureau du ministère des renseignements. On ne connaît l'emplacement d'aucun de ces sept personnes incarcérées, a encore notifié Mme Dugal. “ Nous pensions que les six personnes avaient été emmenées à la prison d’Evin et la septième demeurant à Mashhad ; principalement parce que certains agents du gouvernement, qui les ont arrêté le 14 mai, avaient des documents indiquant qu’ils les emmèneraient à cette prison tristement célèbre, ” a-t-elle raconté. Toutefois, compte tenu du fait que leurs proches ont tenté plusieurs fois d’en savoir plus quant au lieu de leur détention et qu’ils n’ont reçu dans toutes leurs requêtes que des réponses évasives et des histoires contradictoires de la part des gens du gouvernement quant à leur sort ; nous ne savons pas actuellement où ils se trouvent et notre préoccupation est très élevée.” a encore communiqué Mme Dugal. Les personnes arretées le 14 mai sont: Mme. Fariba Kamalabadi, Mr. Jamaloddin Khanjani, Mr. Afif Naeimi, Mr. Saeid Rezaie, Mr. Behrouz Tavakkoli, and Mr. Vahid Tizfahm. Tous vivent à Téhéran. Mme. Mahvash Sabet fut arrêtée le 5 mars, elle résidait aussi à Téhéran. Mme Sabet fut convoquée à Mashhad par le ministère des renseignements, apparemment pour répondre à des questions concernant l’enterrement d’une personne dans le cimetière bahá’í de sa ville. La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement iranien, Gholam-Hossein Elham a donné une conférence de presse dans laquelle il reconnaissait l’arrestation et l’emprisonnement de ces six personnes. Les actualités ont rapporté les propos de M.Elham du 20 mai, affirmant que ces 6 personnes ont été arrêtées pour des "raisons de sécurité" et non pas du fait de leurs croyances religieuses. Ces affirmations, les seules du gouvernement à propos de ces arrestations, ont été immédiatement réfutées par Mme Dugal. “ Le groupe de bahá’ís, arrêtés la semaine dernière, comme les milliers d’autres bahá’ís qui depuis 1979 ont été tués, emprisonnés ou oppressés d’une quelconque manière, ont été persécutés uniquement du fait de leurs croyances religieuses ”, a affirmé Mme Dugal le 21 mai dernier. |
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