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| DEUXIEME AUDIENCE POUR LES SEPT RESPONSABLES BAHA’IS |
| Genève, Suisse, 07/02/10 |
Les sept responsables bahá’ís emprisonnés ont à nouveau été présentés au tribunal aujourd’hui pour la deuxième audience de leur procès. Le procès s’est tenu, une nouvelle fois, à huis clos et les membres des familles n’ont pas été admis dans la salle d’audience, selon les informations de la Communauté internationale bahá’íe. L’audience, qui a duré un peu plus d’une heure, semble n’avoir porté que sur de simples questions procédurales. Aucune date pour de futures audiences n’a été donnée. Les sept prisonniers ont été arrêtés il y a près de deux ans et ont été détenus dans la prison d’Evin depuis lors, passant leur première année de détention sans charges formelles ni accès à leurs avocats. Après plusieurs reports, leur procès a officiellement commencé le 12 janvier dernier, audience lors de laquelle les sept responsables bahá’ís furent inculpés par la section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran. Cette audience avait aussi été tenue à huis clos, mais selon les comptes rendus de médias contrôlés par le gouvernement, les sept bahá’ís ont été formellement accusés d’espionnage, d’activités de propagande contre l’ordre islamique, d’établissement d’une administration illégale, de coopération avec Israël, d’envoi de documents secrets hors du pays, d’agissements contre la sécurité du pays et de « corruption sur Terre ». Toutes les charges ont été catégoriquement démenties. Les sept accusés sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi et Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. |
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| LES BAHA’IS DENONCENT LE CARACTERE INEQUITABLE D’UN PROCES EN IRAN |
| Nations Unies, New York, 01/02/10 |
La Communauté internationale bahá’íe a publié aujourd’hui une déclaration dénonçant le procès de seize personnes, tenu en Iran hier, comme une « violation de tous les standards d’équité internationalement reconnus ». La déclaration souligne le défaut de représentation légale des prévenus ainsi que l’usage de « confessions » non fiables. L’un des seize prévenus est un bahá’í. « L’usage de ‘confessions’ contraintes et le déni de représentation légale adéquate reflètent les attaques grandissantes des autorités iraniennes contre les droits de l’homme », a déclaré Bani Dugal, la principale représentante de la Communauté internationale bahá’íe auprès des Nations unies. Vous trouverez la déclaration complète ci-après : Le procès de seize personnes, hier en Iran, apparemment accusées d’avoir participé aux manifestations de l’Achoura le 27 décembre dernier, se déroule en violation de tous les standards d’équité internationalement reconnus. Bien que ne disposant pas d’informations concernant les 15 autres prévenus parties à la procédure, la Communauté internationale bahá’íe peut confirmer que l’un des prévenus, identifié seulement par les initiales « P.F. » dans les rapports gouvernementaux, est un bahá’í. Les procès spectacles à la suite de l’élection présidentielle en juin 2009, pendant lesquels des prévenus ont été forcés de lire des déclarations auto-incriminantes, ont totalement discrédité l’usage de prétendues « confessions » telle que celle de « P.F. » tant en Iran qu’à l’extérieur. Il est parfaitement connu que de telles confessions sont obtenues alors que les prisonniers sont soumis à des conditions très difficiles, souvent après l’usage de méthodes déplorables telles que la privation de nourriture et de sommeil, des exécutions factices, des menaces contre les familles ou pire encore. Plutôt que d’accepter la responsabilité des troubles dans le pays, le gouvernement iranien organise ce type de procès afin d’en rendre responsables d’innocents citoyens ou étrangers. Alors qu’il est prétendu que la procédure judiciaire est publique, les familles des prévenus n’ont pas été informées du procès de leurs proches. La personne identifiée comme « P.F. », tout comme neuf autres bahá’ís arrêtés le 3 janvier à Téhéran, n’a pas pu entrer en contact avec sa famille, s’est vue dénier l’accès à un avocat et n’a pas été autorisée à choisir sa propre représentation légale. L’avocat désigné par les autorités et représentant P.F. n’a rien fait d’autre que d’accepter la « confession » de son client et de demander, pour la forme, la clémence du tribunal. Le gouvernement iranien est parfaitement conscient que l’un des principes fondamentaux de la foi bahá’íe est que ses adhérents s’abstiennent strictement de toute implication dans des activités politiques partisanes, qu’elles soient locales, nationales ou internationales. En conséquence, l’arrestation de dix bahá’ís le 3 janvier dernier, une semaine après les manifestations de l’Achoura, et les allégations selon lesquelles ces bahá’ís auraient été à l’origine des récents troubles anti-gouvernementaux ont été une surprise totale pour la communauté bahá’íe. Ces accusations fabriquées de toutes pièces démontrent que l’enjeu n’est pas la participation de quelques bahá’ís aux manifestations de l’Achoura. Elles ne sont qu’un élément d’un scénario concocté par les autorités pour justifier l’imposition de restrictions supplémentaires aux activités de la communauté bahá’íe. Ceci est la tactique la plus récente d’une campagne continue et systématique de persécution poursuivant l’objectif d’éliminer la communauté bahá’íe en tant qu’entité viable dans ce pays. Nous appelons les gouvernements et les personnes impartiales à travers le monde à joindre leurs voix à la nôtre pour protester contre ces violations flagrantes des droits de l’homme en Iran, dont le procès d’hier est l’exemple le plus récent. |
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| DES JEUNES VISENT UNE VIE « COHERENTE » TOUT EN PLANIFIANT LEUR AVENIR |
| Santa Rosa De Copán, Honduras, 28/01/10 |
| Au Honduras, soixante jeunes de toute l’Amérique centrale ont pris part au séminaire de 10 jours conçu afin d’étudier comment leur vie pourrait être basée sur les principes inspirés de la science et de la religion. (Photo de Andres Shahidinejad) |
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| Aux Philippines, des étudiants ont discuté de thèmes tels que la cohérence entre civilisations matérielle et spirituelle, et la façon dont le langage influence nos actes. (Photo de Klyne Ally Peralta) |
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| La ville australienne côtière de Wonllogong était le site d’une conférence nationale de jeunes bahá’ís au début du mois de janvier. Les jeunes ont consulté sur la façon de rendre leurs vies cohérentes et sur celle de se consacrer au service de l’humanité. (Photo de Wafa Reyhani) |
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| Le Costa Rica, le Salvador, le Guatemala, le Honduras, le Mexique, et le Nicaragua étaient représentés parmi les participants au séminaire du Honduras. (Photo de Mahin Mobasher) |
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| À la conférence en Angleterre, plus de 340 jeunes posent devant une carte fantaisie à l’extérieur du bâtiment de l’université de Warwick. Le rassemblement était organisé, dans une large mesure, par les jeunes eux-mêmes. (Photo de Ronnie Yousefzadeh-Bindra) |
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| Un des thèmes de la consultation du rassemblement des jeunes du Royaume Uni était un message de la Maison universelle de justice. Ce message faisait référence au sérieux, à l’énergie, et à « l’intrépide détermination » des jeunes. (Photo de Ronnie Yousefzadeh-Bindra) |
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| Simon T. Munro et d’autres musiciens se sont produits au cours d’une session de la conférence en Angleterre. (Photo de Ramez Krishnan) |
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| La participation à la conférence en Australie a été équilibrée à bien des égards, entre sessions officielles et expressions artistiques informelles. (Photo de Wafa Reyhani) |
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| Le plus grand rassemblement de jeunes bahá’ís tenu au cours des congés a eu lieu en Australie, où quelque 800 jeunes ont participé à la conférence de quatre jours à Wollongong. (Photo de Wafa Reyhani) |
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| Le séminaire d’Amérique centrale s’est tenu aux alentours de Santa Rosa de Copán, dans les montagnes de l’ouest du Honduras. (Photo de Nava Kavelin) |
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| À Vérone en Italie, 300 jeunes originaires de 39 pays se sont réunis entre Noël et nouvel an pour une conférence ayant pour thème « Vivre une vie cohérente ». (Photo : Sina Taheri) |
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| L’objectif de la conférence en Italie était d’aider les participants à découvrir tous les aspects de leur vie comme étant des éléments complémentaires consacrés au service de l’humanité. (Photo : Sina Taheri) |
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| Les élèves du séminaire qui s’est déroulé aux Philippines se sont réunis pour étudier les préceptes d’un discours sur l’action sociale. (Photo : Anis Ragland) |
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| La majorité des jeunes qui ont participé à la rencontre aux Philippines étaient en fin d’adolescence, néanmoins la fourchette d’âges de ces 31 participants se situait entre 16 et 27 ans. (Photo : Anis Ragland) |
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« Avoir un système de croyance n’est pas difficile, a déclaré Nava, âgée de 25 ans, qui participe à un récent séminaire universitaire au Honduras. Le défi est de construire une vie autour de vos croyances. » Plus de 1 500 jeunes ont évoqué ce défi au cours de récents rassemblements bahá’ís dans cinq pays - le Honduras, l’Italie, l’Australie, l’Angleterre et les Philippines. Les jeunes essayent d’examiner leur vie à un moment où ils ont l’occasion de développer un mode d’existence et un choix de carrière qui intègrent les valeurs et les activités qui, selon eux, peuvent façonner le genre de monde dans lequel ils veulent vivre. Nava Kavelin, de San Juan à Porto Rico, a contribué à faciliter le déroulement des sessions pour quelque 60 étudiants d’Amérique centrale qui se sont inscrits à un séminaire de 10 jours à Santa Rosa de Copán au début du mois de janvier. « Les participants ont exploré les voies éducatives à la lumière de leurs croyances, a déclaré Mlle Kavelin. Parmi les professions traitées se trouvait la publicité. Nous avons examiné les médias et les messages qu’ils transmettent. Nous avons parlé de la façon dont ils peuvent dépeindre les gens sous un jour loin d’être favorable - et pourtant, en tant que bahá’ís, nous croyons en l’élévation de la noblesse de l’homme. « La question pour les étudiants est comment ils vont utiliser leur diplôme pour promouvoir les valeurs auxquelles ils croient et écarter celles auxquelles ils n’adhèrent pas. Les étudiants en commerce et en économie ont discuté comment certains modèles d’affaires sont en adéquation avec leurs principes et comment d’autres ne le sont pas. « Les participants apprennent à prendre en main leur propre éducation plutôt que d’être des bénéficiaires passifs, voyant de manière critique comment les cours qu’ils choisissent peuvent les aider à réaliser leurs objectifs. » « Une vie cohérente » Luke Bolton de New-York, âgé de 22 ans, était l’un des 300 jeunes venus de 39 pays qui assistaient à la conférence de six jours en Italie. Celle-ci avait pour but d’aider les participants à voir tous les aspects de leur vie comme des éléments complémentaires consacrés au service de l’humanité. « Ne pas compromettre nos principes tandis que nous sommes au travail », tel a été le thème discuté par M. Bolton et ses collègues de bureau, après son retour chez lui. « Vivre une vie cohérente est une chose qui trouve un écho chez les jeunes », a-t il mentionné. Certains des participants à la conférence, qui s’est tenue à Vérone à la fin du mois de décembre, ont parlé de la possession de compétences utiles et de bons emplois, tout en ressentant, par ailleurs, que leur travail n’était pas ancré dans le type d’activités de formation communautaire que les bahá’ís croient être vitales pour entraîner un changement à la base dans le monde. « Ces jeunes, a dit M. Bolton, avaient tendance à croire qu’ils ont besoin de consacrer plus de leur temps au service de la communauté. Quelques-uns ont discuté de la façon dont ils pourraient utiliser leurs compétences professionnelles - connaissance en informatique, par exemple - en dehors du cadre professionnel afin de les appliquer à des actes de service. » « Nouvelle vigueur pour la notion de service » « Service à l’humanité » était au cœur d’un message envoyé par la Maison universelle de justice à plus de 800 jeunes bahá’ís qui s’étaient rassemblés à une conférence dans la ville côtière australienne de Wollongong. « Au centre de votre rôle en ce jour se trouve le fait d’apporter une vigueur nouvelle à la notion de service sachant que vous êtes consacrés aux idéaux élevés très éloignés des intérêts purement égoïstes, orientés vers l’avancement de la société, et engagés pour le bien-être de l’humanité », a écrit la Maison de justice à ces jeunes. Les jeunes semblent prendre à cœur les directives. « La conférence m’a aidé à élever mon niveau de conscience relatif à l’individu et à la société », a affirmé Negin Sedaghat de Sydney. Les présentations « ont lancé un défi aux jeunes afin de dépasser leurs occupations frivoles », a déclaré une autre jeune femme. « Nous ne sommes absolument pas ici pour prendre part à une discussion futile, mais pour tout mettre en pratique », a commenté une troisième personne. « Une plus grande cohérence et une vie de service », a ajouté Rewa Worley d’Auckland en Nouvelle-Zélande, résumant le message de la conférence qu’il a fait sien. Développer des compétences chez les jeunes Le fait d’être dirigée par les jeunes eux-mêmes était un élément clé de la conférence en Angleterre qui s’est tenue à l’université de Warwick dans le Coventry. Bonnie Smith – qui à 16 ans seulement est déjà une « ancienne » de dizaines de rassemblements bahá’ís – a remarqué que la différence était notable : « Soudainement de nombreux jeunes que je n’avais jamais vus avant faisaient des discours et des représentations. L’idée était de développer chez les jeunes des compétences qu’ils pourraient emporter avec eux à la maison. » Aryan Ziaie, âgée de 20 ans et une des organisatrices principales, a estimé qu’environ un tiers des 346 participants inscrits avaient été, d’une manière ou d’une autre, des présentateurs ou des acteurs ou encore avaient contribué à l’évènement par leurs talents. « Le but de cette conférence était de développer les capacités, a-t-elle déclarée. Elle était dirigée par les jeunes - des individus qui ne l’avaient jamais fait auparavant. C’est une caractéristique du succès de la conférence. » Un étudiant en première année de droit à la London School of Economics, M. Ziaie a expliqué qu’une conférence plus classique aurait pu avoir deux ou trois orateurs principaux. Celle-ci en avait beaucoup. Même à son université, quand lui et ses amis ont des conversations importantes sur le changement social, le principe établi semble être que seule une poignée de personnes seront des catalyseurs - « de haut en bas », a-t-il précisé. « L’esprit à la conférence était différent, avec un « partage d’expériences à la base ». Vous pouviez voir des gens planifiant leur avenir en apprenant comment réaliser une transformation sociale. Ils en sont conscients, et ils savent où chercher pour trouver des directives. « Les jeunes bahá’ís semblent avoir changé au cours des années passées. Vous pouvez le voir dans le niveau des conversations. Ils partagent leurs expériences afin qu’ils puissent améliorer leurs activités. Ils planifient, ils agissent, ils réfléchissent - ils ont été élevés avec cette dynamique. » Selon sa propre expérience, il y avait, pendant le rassemblement, moins de bavardages mondains et plus de temps passé en discussions ciblées. Il a conclu : « La vision était plus claire. » |
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| LA DETENTION DE DIX BAHA’IS FAIT CRAINDRE POUR LE SORT DES SEPT RESPONSABLES BAHA’IS |
| New-York, Etats-Unis, 27/01/10 |
| Le Committee of Human Rights Reporters a publié ces photos et a identifié ces personnes, dont deux couples mariés, comme faisant partie des dix bahá’ís arrêtés le 3 janvier. |
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L’inquiétude grandit face au manque d’informations au sujet de la situation de dix bahá’ís arrêtés au début du mois en Iran. En plus de l’inquiétude à propos de leur sécurité, on craint que les charges retenues contre ces dix bahá’ís soient utilisées afin de créer de fausses preuves dans le procès qui reprendra le 7 février à l’encontre des sept responsables bahá’ís emprisonnés depuis 2008. « Notre inquiétude, c’est qu’en l’absence de toute preuve contre les sept responsables, les autorités soient tentées d’en créer en forçant peut-être les bahá’ís récemment arrêtés à « avouer » qu’ils sont impliqués dans l’organisation des manifestations de l’Achoura en décembre, sous les ordres de leurs « responsables », a déclaré Bani Dugal, la principale représentante aux Nations unies de la Communauté internationale bahá’íe. Une telle affirmation serait absurde, étant donné que les sept responsables étaient en prison ces deux dernières années. » Depuis leur arrestation le 3 janvier, des déclarations ont été reprises dans les médias contrôlés par l’État affirmant que les dix bahá’ís possédaient des armes et des munitions à leur domicile, dans le cadre d’un complot anti-gouvernemental lié aux manifestations de décembre. « Les dix bahá’ís ont pour ainsi dire disparu dans le système carcéral iranien », a précisé Mlle Dugal. « Bien qu’on ne sache pas si certaines de ces dix personnes étaient effectivement présentes lors des manifestations de l’Achoura, toute allégation selon laquelle ils étaient au centre de l’organisation de ces événements ou qu’ils possédaient des armes destinées à être utilisées contre le gouvernement est complètement infondée, a-t-elle poursuivi. Pendant les trois semaines qui ont suivi l’arrestation de ces bahá’ís, leurs familles n’ont eu aucun contact avec eux, sauf un bref message téléphonique à l’un des membres d’une famille le 11 janvier. » Alors que les familles n’ont pas pu contacter les dix bahá’ís, on a appris qu’ils ont été récemment transférés à la prison de Gohardasht à Karaj. « Un codétenu de certains des prisonniers bahá’ís a récemment été libéré, et cette personne a informé les familles de leur transfert, a dit Mlle Dugal. Nous ne savons pas exactement ce que cela signifie, mais nous savons que les familles ont essayé d’apporter des vêtements et de l’argent aux prisonniers. L’argent a été accepté par les autorités à Karaj, mais pas les vêtements. » Les dix bahá’ís arrêtés le 3 janvier sont Mme Leva Khanjani, petite-fille de Jamaloddin Khanjani, un des sept responsables bahá’ís, et son mari, M. Babak Mobasher ; M. Artin Ghazanfari et sa femme, Mme Jinous Sobhani, ancienne secrétaire du prix Nobel et avocate des droits de l’homme, Shirin Ebadi ; MM. Mehran Rowhani et Farid Rowhani qui sont frères ; M. Payam Fanaian ; M. Nikav Hoveydaie ; et M. Ebrahim Shadmehr et son fils, M. Zavosh Shadmehr. Le 12 janvier, l’inculpation formelle des sept responsables bahá’ís a eu lieu dans la section 28 du Tribunal révolutionnaire à Téhéran. Selon les comptes rendus dans les medias contrôlés par le gouvernement, les sept bahá’ís ont été accusés de : espionnage, activités de propagande contre l’ordre islamique, établissement d’une administration illégale, coopération avec Israël, envoi de documents secrets hors du pays, agissements contre la sécurité du pays et corruption sur Terre. Au tribunal, la défense a explicitement rejeté toutes ces accusations. Mlle Dugal a affirmé que le juge aurait fait savoir que la prochaine séance du procès, qui se tiendra le 7 février, sera publique et que les familles seront autorisées à y assister. La première comparution devant le tribunal s’est tenue à huis-clos. Les sept « responsables » sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi et Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Ce groupe de sept et les dix bahá’ís arrêtés le 3 janvier font partie des centaines de bahá’ís qui ont été détenus à la suite de la persécution continuelle des bahá’ís, une campagne systématique qui a gagné en sévérité ces dernières années. |
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| DATE FIXEE POUR LA PROCHAINE AUDIENCE DANS LE PROCES DES SEPT RESPONSABLES BAHA’IS |
| Genève, Suisse, 20/01/10 |
La Communauté internationale bahá’íe a appris aujourd’hui que les autorités iraniennes ont signifié aux avocats des sept responsables bahá’ís emprisonnés que la prochaine audience de leur procès se tiendrait le 7 février prochain. Lors de la première audience le 12 janvier dernier à Téhéran, l’acte d’accusation a été lu aux sept prévenus qui ont catégoriquement démenti les accusations portées contre eux. « Même si nous disposons de peu d’informations relatives à ce qui s’est passé dans la salle d’audience, nous pouvons maintenant dire avec certitude que les sept bahá’ís innocents se sont levés et ont fermement rejeté toutes les accusations retenues contre eux », a déclaré Diane Ala’i de la Communauté internationale bahá’íe. « Nous pouvons également dire qu’au vu de la mobilisation internationale lors de la première audience du procès le monde surveille attentivement cette procédure et le gouvernement iranien sera tenu responsable de toute injustice », a-t-elle ajouté. Les accusations portées contre les sept bahá’ís, selon des communiqués des médias étatiques, sont : espionnage, « activités de propagande contre l’ordre islamique », « établissement d’une administration illégale », coopération avec Israël, transmission de documents secrets à l’étranger, agissement contre la sécurité du pays et « corruption sur terre ». Les sept accusés sont Mme Fariba Kamalabadi, MM. Jamaloddin Khanjani, Afif Naeimi, Saeid Rezaie, Mme Mahvash Sabet, MM. Behrouz Tavakkoli et Vahid Tizfahm. Tous à l’exception d’une ont été arrêtés le 14 mai 2008 à leur domicile à Téhéran. Mme Sabet a été arrêtée le 5 mars 2008 à Mashad. Ils sont depuis détenus dans la prison d’Evin à Téhéran, ayant passé leur première année en prison sans que la moindre charge ne leur ait été notifiée et sans accès à leurs avocats. |
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